• A travers l'art et les écrits

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    La littérature, la langue et l'écriture irlandaises ont conservé la mémoire des anciens Celtes. La société des Celtes avait sans cesse évolué depuis l''Antiquité. Organisée en groupes tribaux répartis en petites unités dans un habitat rural dispersé, le roi symbolise l'unité de ce territoire. La famille, le clan, le royaume, les liens du sang, la propriété collective de la terre sont les pivots de cette société.

    Le christianisme apparaît au Ve siècle, diffusé par Saint Patrick. L’apprentissage du Latin ouvre les esprits à la culture antique et les monastères concentrent richesse et pouvoir en plus du patrimoine culturel. L'inspiration celtique ancienne renaît à travers l'iconographie chrétienne et inspire les enluminures. Croix monumentales sculptées dans la pierre, reliquaires, châsses, crosses où se mêle parfois l'influence de l'art viking s'épanouissent encore au XIIe siècle. Ce n'est qu'avec l’invasion anglo-normande, en 1169, et l'arrivée de nouveaux ordres monastiques venus du continent, que l'art celtique sera supplanté par d'autres modèles. Seule la littérature en conservera la trace. (1)

     

    Mémoires celtiques

    Les livres de Durrow, à gauche, et de Kells à droite

    L'ornementation s'inspire de l'orfèvrerie où les artistes celtes expriment tout particulièrement leur peur du vide. (1)

     

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  • Le blog Gallica consacre un article à la numérisation "grâce au mécénat de la fondation Polonsky, 800 manuscrits médiévaux  antérieurs au XIIe siècle conservés à la BNF et à la British Library." Ce même article détaille les secrets de fabrication des manuscrits, objets précieux auxquels on consacrait du temps, de l'attention, et un budget conséquent.

     

    Secrets de fabrication des manuscrits

    Psautier anglais, manuscrit latin 768, fin du XIIe siècle.

     

    L'article détaille les étapes, depuis le choix des peaux, fondamental, plus encore pour les grands ouvrages, puis leur préparation. Vient ensuite la découpe, l'assemblage en cahiers constitués de bi-feuillets cousus ensembles, et numérotés.

    Ce n'est qu'ensuite que les copistes peuvent commencer leur travail, après la mise en page et le traçage de lignes à la mine de plomb pour que le texte soit le plus soigneusement écrit possible. Enfin, intervient l'enlumineur.

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  • Mercredi 10 juillet, le ministère grec de la culture annonce la découverte d'une tablette antique gravée de 13 vers d'un des chants de l'Odyssée,

     

    Quelques vers de l'Odyssée découverts à Olympie

    www.franceculture.fr/

     

    Jusqu'alors seuls quelques fragments avaient été découverts en Egypte sur des rouleaux. La tablette en terre cuite mise au jour lors des fouilles du temple de Zeus à Olympie daterait du IIIe siècle de notre Ère, et pourrait être la plus ancienne trace écrite de ce récit connu par la tradition orale. Les archéologues qui poursuivent les fouilles espèrent trouver d'autres vestiges du grand texte antique. 

     

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  • Une cinquantaine de tablettes en bois de l'époque vandale - fin Ve siècle - ont été découvertes en Algérie en 1928 dans la région de Tébessa,

    Les tablettes "Albertini"

    http://www.babzman.com

     

    Il s'agit d'actes notariés privés, et outre leur intérêt historique, pour connaître la période de l'occupation de l'Afrique du Nord par les Vandales, ces tablettes sont aussi un jalon dans l'histoire de l'écriture. Elles sont écrites en cursive romaine évoluant vers la minuscule primitive(1), qui donnera la minuscule caroline, et le caractère "bas-de-casse" de notre imprimerie. (2)

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  • Découverte sur le mur d'une tombe de cité de Tarquinia,  

     

    L'inscription étrusque de Tarquinia citant Hannibal

    FELSNAS:LA:LETHES - SVALCE:AVIL:CVI - MURCE:CAPVE - TLECHE:HANIPALVSCLE

     

    cette inscription peut se lire :

    « Larth (prénom) Felsnas (nom de famille), fils de Lethe (nom du père, qui peut signifier esclave ou descendant d'esclave), a vécu 106 ans. Il a (x...) Capoue (y...) par Hannibal »

    d'après Jean-Paul Thuillier cité dans l'article de Wikipedia

    Ce court texte, comme la plupart des textes qui nous sont parvenus en langue étrusque,     témoigne de la difficulté que l'on a à en comprendre le sens. Car c'est là le paradoxe : il est possible de lire, de déchiffrer,  la langue étrusque, mais il est impossible de comprendre une langue qui reste isolée et oubliée.

    Les noms propres, les liens familiaux sont le plus souvent clairs, il est plus complexe de parvenir à déchiffrer le sens de la phrase, ici , quel est le rapport du défunt avec Hannibal ? Il est difficile d'interpréter les verbes, et donc le défunt a-t-il défendu Capoue en tant que mercenaire de l'armée carthaginoise ? Ou au contraire participé à la reprise de la ville avec les troupes romaines ? Participé à la reconstruction de la ville ?

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