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    Les ruines du prieuré St Pierre de Rompon, appelé aussi le Couvent des Chèvres, dominent la vallée du Rhône au dessus du Pouzin. Situées tout près du GR 42A, qui passe au Vieux Rompon, elles sont connues aujourd'hui pour les circuits de randonnée qui y passent.

     

    Le prieuré Saint-Pierre-de-Rompon, connu comme le "Couvent des Chèvres"

    Photographies de 2016

     

    L'une des plus anciennes implantations clunisiennes de la Région, et remonterait au Xe siècle,

    Dans "Eglises romanes oubliées du Vivarais", Claudiane Fabre-Martin précise que le prieuré existait déjà en 996 et qu'il avait sous son patronage l'église de Saint-Symphorien, et la chapelle Saint-Laurent-de-Rochemaure.

    Des sondages effectués par l'INRAP ont mis à jour des fortifications plus anciennes, datant du Bas Empire(VIe s.). Le rempart a été suivi sur plus de 300 m.

    Le prieuré Saint-Pierre-de-Rompon, connu comme le "Couvent des Chèvres"

    Persee.

    "Une grande partie du plan a été ainsi dessinée : le rempart est constitué d'un mur d'1,80 m de large, parfois conservé sur une hauteur de 2 m. Deux tours protègent la façade occidentale. Un escalier montant sur la courtine et une porte permettant l'accès à l'une des deux tours ont été mis au jour. Les niveaux d'occupation restent particulièrement bien conservés près de la muraille. Ce site fortifié de hauteur possède une superficie minimale de 4 ha." INRAP

     

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  • Le roman "historique" est un genre qui n'est pas toujours facile. L'une des difficultés : présenter les personnages, l'époque, sans en faire un inventaire fastidieux. Michel Quint réussit ce tour de force  avec brio. Et comme il s'agit d'une intrigue policière, il nous tient en haleine jusqu'à la toute fin où tout se révèle. 

     

    "Veuve Noire" Michel Quint

    Veuve Noire Michel Quint Ed l'Archipel 2013

    Nous entrons d'emblée dans l'époque avec, en préambule, un épisode qui se déroule en parallèle de la Grande Guerre, épisode qui trouvera son éclaircissement dans le cours du roman. Mais l'histoire c'est celle de Léonie Rivière, pas à proprement parler "veuve" car son mari fait partie des nombreux disparus au Chemin de Dames. Noire, elle ne l'est pas non plus, plutôt vivante, et bien vivante. De la vie plutôt aisée de son mariage il ne lui reste plus qu'un appartement dans Paris et des relations dans les milieux de la culture. Elle choisit de vivre de sa plume en devenant journaliste sous le nom de Lys de Pessac. Et c'est tout le Paris de l'après guerre qui revit sous celle de Michel Quint (si l'on peut encore parler de plume de nos jours). 

    L'intrigue se noue autour d'une histoire de trafic de tableaux, et même de faux poèmes. Depuis les obsèques d'Appolinaire, jusqu'au dénouement dans un atelier d'artiste, tout le milieu artistique parisien sert de toile de fond. Mais pas seulement, sous jas-centes, les préoccupations de l'après guerre, le rationnement, la difficulté de retrouver sa place dans une société qui a profondément souffert, la libération des femmes, la détresse des hommes dont peu sont revenus intacts. Une époque si profondément charnière de notre histoire. Et pourtant les décideurs ont choisi d'ignorer cette possibilité de gestation pour se refermer sur la sécurité du coutumier.

     

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  • Il est un trône conservé au Cabinet des médailles de la BNF que l'on surnomme "trône de Dagobert" :

     

    Histoire de trônes mérovingiens ou carolingiens ?

    n° Inv : 55-651  BNF 

    Il a été retrouvé par l'abbé Suger, lors de la construction de la basilique de Saint Denis, au XIIe siècle. Il l'attribue à Dagobert et à son ministre Eloi, Dagobert fondateur de l'abbaye royale de Saint Denis. Suger déclare l'avoir restauré, sans doute a-t-il fixé l'assise, qui n'est plus pliante. Le siège est intégré au trésor de Saint Denis, jusqu'à la Révolution, il est transporté à la BNF en 1791.  Napoléon Ier l'aurait cassé en l'utilisant lors de la distribution des premières Légions d'honneur au camp de Boulogne le 6 août 1804.

    Un très bel objet que ce siège pliable, en bronze, fidèle à la tradition antique, aux pieds terminés en protomés de panthère. L'assise était constituée de bandes de cuir. Son attribution à Dagobert n'est pas certifiée, mais il s'agit d'un siège qui daterait du VIIe ou VIIIe siècle, complété d'un dossier au IXe siècle, voir la notice de la BNF

    Il me fait penser à l'histoire de Saint Eloi et des deux trônes qu'il réalisa pour Clotaire II, roi de Neustrie et père de Dagobert.

     

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  • Ce site, situé sur la commune de Saint Peray, a été fouillé par l'INRAP.  La colline de Crussol aurait été occupée depuis l'Antiquité, sans discontinuer. Un four de potier du IIIe siècle de notre ère avait déjà été localisé sur ce site.  Les fouilles récentes ont étudié six fosses à vocation funéraires et d'une fosse de crémation. Des adultes ont été inhumés là mais le mobilier est rare, souvent brûlé sur le bucher funéraire ; aux Ier et IIe siècles.

    Une cuillère de bronze a été trouvée dans  une autre tombe, située un peu plus loin, et datant du IIIe siècle,

    Le site de Chavas - Saint Peray - Ardèche

    Cuillère en bronze.
    Dessin P. Rigaud/Inrap.

     

    Les sondages cherchaient à trouver une voie de circulation plus ancienne que le chemin actuel, ainsi que l'occupation de cet endroit de la colline, depuis l'Antiquité.

    Voir la localisation du site :

    Publication de 2012 : https://www.inrap.fr/chavas-164

    N.B. On connait aussi l'exploitation du calcaire de la colline et les carrières, dont certaines remontent à l'époque romaine.  

    Lire : Balade géologique à la Carrière Mallet sur le site du Muséum de l'Ardèche

     

     

     

     


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    Une bague étrusque "homérique"

    Musée archéologique de Venise

    Cette bague, sans doute un sceau, porte un dessin gravé et une inscription en langue étrusque. Le dessin représente un bélier sous lequel se cache un homme...  L'article que j'ai lu sur Facebook ne donne pas de traduction pour l'inscription, mais considère que le dessin ferait référence à la manière dont Ulysse et ses compagnons s’échappèrent de l'île de Polyphème.  Après avoir aveuglé le cyclope, les Grecs se cachèrent sous les moutons, pour que Polyphème ne pouvant plus les voir, ne les détecte pas en touchant une à une ses bêtes.

    Anneau d'argent avec inclusion en or, daté du VIe siècle avant notre ère.  

    Publié sur Facebook par le musée archéologique de Venise, qui présente ainsi des curiosités de ses collections antiques.

    https://www.facebook.com/archeovenezia/photos/rpp.327299674024201/2677488965671915/?type=3&theater

     

     

     


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