• Il est logique de débuter mon étude des ponts sur le Rhône à travers le temps par le célèbre "pont d'Avignon", ou pont Saint Bénezet, du nom de celui dont la légende reste attachée au lieu.

     

    Les ponts sur le Rhône - 1/ le pont Saint Benezet

    le pont et la cité papale en arrière plan depuis l'île de la Barthelasse en 2011

    Le Rhône a longtemps été un fleuve impétueux et le traverser n'était pas chose facile. Dès l'antiquité des ponts sont jetés par delà les deux rives, ponts de bateaux, ponts de bois, aucun ne résiste.

    Le Moyen Age  tente de construire des ponts de pierre, par exemple à Valence et comme ici à Avignon. Véritable prouesse architecturale, le pont Saint Bénezet résistera tant bien que mal aux crues du Rhône jusqu'au XVIIe siècle où il ne sera plus reconstruit. Il fut le seul pont pendant des siècles entre Lyon et la Méditerranée alors qu'ailleurs il fallait emprunter un bac à traille, ou des barques,  pour traverser.

     

    Les ponts sur le Rhône - 1/ le pont Saint Benezet

    Le pont au XVIIe -Plan de 1618 -Archives Municipales d'Avignon - Avenio vulgo Avignon (Atlas van Loon)

    Du pont du XIIe siècle il ne reste que  la chapelle basse, qui indique la hauteur initiale du pont,

     

    Les ponts sur le Rhône - 1/ le pont Saint Benezet

    la chapelle basse et ses trois arcatures, visible sur la photographie de droite

    Le pont comptait 22 arches, il n'en reste que 4, et mesurait 915 mètres, avec un angle pour amortir les effets du vent.

    Autre défi, le Rhône était alors une frontière, il fallait donc une structure défensive, et des octrois. Ajouter à cela un hôpital, car au Moyen-Age on ne concevait pas de pont sans hôpital. Fort de sa mission divine Bénezet a en premier lieu récolté des fonds grâce à un ordre religieux composé d'hommes et de femmes, les Fratres Pontifices. En 1185, le pont est achevé et les Consuls établissent le tarif des droits à payer par les usagers du pont.

     

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  •  Dans la nuit du 17 au 18 août 1944 un commando de trois hommes dynamitait l'immeuble où la Milice pratiquait ses interrogatoires, on sait dans quelles conditions, et ce en plein centre ville de Valence.

    La Milice était installée dans les locaux de l'école du Palais, en face du Palais de justice,

     

    Quand un commando de résistants fait sauter l'immeuble de la Milice à Valence

    Sur le site du Musée de la Résistance

    La Milice avait établi son QG dans le bâtiment de droite

    Crée en 1943, la Milice était chargée par le régime de Vichy de traquer et réprimer les opposants. Dans la Drôme la Résistance était très active et la répression se fait de plus en plus féroce. (3) Par exemple :

    Le 12 décembre 1943, les miliciens exposent, Boulevard Bancel, le corps du maquisard Marcel Campion, après l'attentat contre un train de permissionnaires. Une pratique récurrente. (2)

    "Après le déraillement d’un train de militaires allemands le 23 décembre 1943 à Vercheny, dans le nord de la Drôme, 55 personnes sont arrêtées par la Gestapo dans les villages voisins pour être déportées le 22 janvier 1944 vers les camps de travail en Allemagne."  (3)

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  • L'ascia est un petit instrument, semblable à une herminette, qui figure sur plusieurs monuments funéraires gallo-romain conservés au musée de Valence. 

     

    L'Ascia témoin de l'évolution des traditions funéraires gallo-romaines

     

    Cet instrument, utilisé pour le travail du bois, de la pierre ou pour creuser la terre, apparait ainsi sur des stèles funéraires à Lyon puis dans toute la vallée du Rhône, autour du IIIe siècle de notre ère. 

    Elle est parfois associée à la dédicace « Diis Manibus » désignant les dieux « mânes », les âmes des ancêtres, dans la formule « sub ascia dedicavit » (1)

    La représentation de l'ascia est limitée dans l'espace, mais aussi dans le temps, elle apparaît lorsque l'inhumation remplace la crémation et disparaît peu à peu lorsque le symbole chrétien de la croix s'impose dans les traditions funéraires.

    Les archéologues et les historiens sont partagés sur sa signification, faut-il y voir une symbolique, comme la protection de la sépulture ?

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  • Grâce à l'association "Sauvegarde du Patrimoine romanais et péageois" il est possible de visiter les cours intérieures des hôtels particuliers de Romans, lovés tout autour de la collégiale Saint Barnard, des lieux où l'on n'entre pas d'ordinaire. Témoins de l'opulence passée de la ville, ils réservent de belles surprises derrière des façades discrètes, voire transformées au fil du temps. 

    A la fin du Moyen-Age la draperie de Romans s'exportait jusqu'au Proche Orient. Les marchands et artisans enrichis par cette industrie florissante se font construire de beaux hôtels particuliers de styles gothique flamboyant et Renaissance.

     

    Les hôtels particuliers de Romans sur Isère témoins de l'opulence passée

    Les hôtels particuliers de Romans sur Isère témoins de l'opulence passée

    en bas à droite décor de fenêtre de l'Hôtel Chabert

    L'Hôtel du Port Roux, ci-dessus, conserve encore un espace de vente donnant à l'arrière dans la cour. Il a conservé aussi son puits, surmonté d'une trompe, un escalier à vis et un décor varié.

    Si beaucoup ont perdu de leur superbe aujourd'hui, il en reste du moins l'essence, et certains ont été restaurés, remaniés lors des siècles suivants.

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  • Cette grande statue, 2,5 mètres, taillée dans le calcaire, datant de l'âge du fer, a été découverte en 1934  à Capestrano, dans les Abruzzes. Elle est conservée au musée national des Abruzzes de Chieti.

    Le grand guerrier de Capestrano

     

    Elle s'inscrit dans la lignée des sculptures celtiques honorant le culte du héros guerrier, mais elle témoigne aussi d'influences variées, étrusco-italiques en particulier dans le vêtement. On la rapproche aussi, par sa posture hiératique, du kouros grec.

    A l'époque protohistorique les populations qui s'installaient dans un territoire se sont peu à peu assimilées, et elles ont intégré les us et coutumes locales. Les modes d'inhumation en témoignent. Ici la statue était enterrée dans un enclos circulaire au sein d'une vaste nécropole attribuée au peuple picène des Vestini Cismontania.

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