• Ce poème d'Aragon, (*) mis en musique par Léo Ferré incarne la guerre, celle de 14/18 plus précisément, qui fut bien longue et massacrante pour reprendre Georges Brassens,

     

    "Vous n'en reviendrez pas"

    Valence, le monument aux morts de la guerre de 14-18, le soldat est représenté tel les gisants du Moyen-Age, réservés aux grands de ce monde, associant ainsi dans un hommage digne tous ces modestes sacrifiés lors d'offensives meurtrières par des gradés, qui eux, ne montaient jamais au front...

     

    Alors, vous avez décidé de leur dédier des monuments pour garder leurs noms en mémoire,

    "Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit

    Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places

    Déjà le souvenir de vos amours s’efface

    Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri." (*)

     

     

    "Vous n'en reviendrez pas"

    Valence, représentation plus dans la tradition des années 20

     

    Déjà il ne reste plus que votre douleur

    que la pierre doit enfermer, immortaliser,

    vous tous qui avez perdu un proche, un être cher,

    disparu dans ces charniers inutiles.

    A tout jamais votre douleur est la nôtre.

     

    PS : en hommage à mon grand-père qui en était "revenu", gazé et donc meurtri à vie, parce qu'il était estafette et n'était rentré dans sa tranchée qu'après le gazage et avait trouvé tous les autres morts... Il m'a souvent raconté la guerre des tranchées, son horreur au quotidien.


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  • Lorsque j'ai commencé à travailler dans les services de l'intendance de l’Éducation Nationale, en 1978, la comptabilité avait subit une modification importante : l'abandon des sommiers tenus manuellement, comme on l'avait fait pendant des siècles,

     

    De la mécanographie à l'ordinateur individuel - à travers mon expérience

    archives de Nantes

     

    et le passage à une comptabilité tenue par l'intermédiaire de machines à écrire adaptées. L'application du Nouveau plan comptable exigeait la tenue de documents en parallèle, comme :

    le journal général

    la balance

    les fiches de compte

    les fiches articles (fournisseurs...)

    La machine comptable permettait d'imprimer, à l'aide d'un clavier de machine à écrire, plusieurs documents grâce à l'introduction frontale,

    De la mécanographie à l'ordinateur individuel - à travers mon expérience

    RUF sur un site de collectionneurs

    sur lequel on peut trouver une histoire des machines à calculer

    Selon l'opération en cours, qu'il s'agisse d'un paiement (mandatement) ou des droits constatés (pensions élèves), le récapitulatif de toutes les opérations se trouvait sur le rouleau, et par dessus, on glissait les fiches par compte, puis les fiches articles. Je ne me souviens plus exactement combien il y avait de couches, mais il n'y avait pas intérêt à se tromper, car il n'y avait pas de correction possible, si ce n'est gommer chaque page. Autre gros inconvénient, elles ne totalisaient pas...  Il fallait donc aussi :

    De la mécanographie à l'ordinateur individuel - à travers mon expérience

    et s'armer aussi de beaucoup de patience.

    C'était à l'heure de l'électrique, juste avant l’informatique...

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  • L'engouement des riches voyageurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe pour la civilisation étrusque, qui venait de ressurgir de l'oubli, a tenté les faussaires.

    Ainsi lorsque le Metropolitan Museum de New York acquiert entre 1915 et 1921 trois statues de guerriers en terre cuite, réduites à l'état de fragments, aucun expert alors, ne se doute de la supercherie,

     

     L'affaire des faux guerriers étrusques

     J'ai découvert cette affaire dans l'un des articles de l'ouvrage de Jean-Paul Thuillier :

    "Les Etrusques - la Fin d'un Mystère" (*)

    Les statues sont restaurées et exposées en 1933. Ce n'est que dans les années 1960 que la supercherie sera découverte et révélée, il s'agit de faux réalisés en 1914 dans un atelier d'Orvieto, par les frères Riccardi et leur complice Domenico Fuschini avec la contribution du sculpteur Alfredo Fioravanti.  Le 15 janvier 1961, à la suite d'analyses chimiques qui ne laissent pas la place au doute, le MET reconnait que ces statues sont des faux.

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  • Situé au nord d'Israël, Atlit était l'une des dernières implantations des croisés occidentaux au Proche Orient. Le site comprend un fort, le château Pèlerin, construit au XIIIe siècle et confié aux Templiers, et un important cimetière chrétien découvert en 1934 en dehors des remparts. (1)

     

    Fouilles du cimetière chrétien d'Atlit : étude des tombes des croisés

    Fouilles du cimetière d'Atlit - Institut français d'Israël

    Depuis 2015 des fouilles ont été entreprises pour étudier les tombes des croisés,  comprendre l'organisation de ce cimetière, retrouver des identités et tenter d'éclaircir les coutumes funéraires. Au Moyen-Age l’Église exigeait qu'un chrétien soit inhumé dans le cimetière de sa paroisse. Pour ces croisés, chevaliers, soldats, pèlerins, marchands, etc, dont les dépouilles ne pouvaient pas être rapatriées en Europe, ce ne devait pas être simple d'accepter d'être inhumé en Palestine, hors bien sûr de la proximité du tombeau du Christ pour lequel ils étaient venus jusque là. (2)

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  • Dans plusieurs paroisses de la Drôme des statues de la Vierges sont appelées ainsi car elles ont été érigées suite au vœu implorant la Vierge d'épargner la ville ou le village pris dans la déroute des troupes allemandes et l'avancée, et surtout les bombardements, des alliés.

     

    Les "Vierges du Voeu"  du 15 août 1945

    Vierge en prière qui domine la ville de Montvendre

    Le site "musée de la Résistance" dresse l'histoire de ces statues et oratoires qui marquent ainsi à la fois la joie de ces communes d'avoir été, globalement, épargnées et une volonté de réveiller la ferveur religieuse. Dans la plupart des paroisses concernées il s'agit d'un mouvement lancé, en juillet 1944, par l'évêque de Valence, Monseigneur Pic, qui s'était opposé à l’antisémitisme et avait condamné l'occupation allemande, et la date du vœu est fixée au 15 août 1945

    A Die, c'est le curé Jean Bossan qui incite ses paroissiens à implorer la protection de la Vierge en prométant de remplacer une statue, voeu qui sera réalisé, malgré l'occupation de la ville, en 1948.

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