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    A la recherche des amazones Scythes

    Amazon wearing trousers and carrying a shield and a quiver. Ancient Greek Attic white-ground alabastron, c.470 BC, British Museum, London. Wikimedia images - theconversation.com

     

     

    Ce sont les Grecs anciens qui nous ont transmis le mythe des Amazones, ces guerrières farouches qui tiraient à l'arc tout en chevauchant. Nous savons à présent que ce mythe venait des Scythes, ensemble de peuple indo-européens qui ont vécu dans les steppes eurasiennes tout au long du Ier millenaire avant Notre Ère et que les Grecs ont connu. Ce sont d'ailleurs grâce aux auteurs grecs (Hérodote notamment) que nous connaissions les Scythes, jusqu'à ce que l'archéologie permettent de découvrir cette civilisation de nomades.

    De récentes fouilles d'un kourgane (tumulus funéraire)du IVe siècle avant N.E., dans l'ouest de la Russie, a permis de mettre à jour les restes de quatre femmes et l'une était inhumée en position de cavalière,

     

    A la recherche des amazones Scythes

    Archaeological Institute of America :

     

    «Nous pouvons certainement dire que ces deux femmes étaient des guerrières à cheval», explique le chef d'équipe Valerii Guliaev de l'Institut d'archéologie de l'Académie russe des sciences, «et nous supposons que les quatre femmes dans la tombe étaient des guerrières.»

     

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  • J'avais déjà évoqué l'histoire de Frédéric Mistral et de ses chiens, auxquels il était tant lié qu'il a voulu leurs portraits sur son monument funéraire, et notamment celui de son tout premier chien, un chien errant qu'il a adopté et nommé Pan Perdu (Pain Perdu) : 

    "Il y a 100 ans, Frédéric Mistral" - mars 2014

     

    Le chien de Frédéric Mistral

    Maiano (Bouco-dóu-Rose)

    "Pan Perdu" sur le site "Les chiens et leurs humains"

     

    Si je décide d'en parler à nouveau c'est pour avoir lu une belle histoire qui mêle celle du maître des Félibres à celle d'un américain célèbre aussi, Buffalo Bill. (*) Or donc Mistral se promène et un chien s'approche, lui fait des fêtes et des numéros de cirque. Mistral ne se laisse pas attendrir tout de suite. Mais le chien insiste, vient jusqu'à sa maison de Maillane. Le poète se laisse séduire par ce chien si spécial et l'adopte,  donnant le nom de Pan Perdu à ce petit vagabond.

    La belle histoire se prolonge car un jour Mistral découvre la ressemblance étrange qu'il existe entre lui et Buffalo Bill, surtout avec les grands chapeaux qu'il aime porter. Et il se trouve que le cirque qui raconte l'histoire du Far West est venu en Camargue, à la demande de Folco de Baroncelli. Et Buffalo Bill aurait perdu son chien à Tarascon. Le chien a pris la route et se serait arrêté devant le sosie de son maître... Une belle histoire, non ?

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  • Au hasard de la lecture d'un article de blog (1) j'ai découvert de beaux exemples des lunettes avec lesquelles les Inuits, et d'autres peuples de l'Arctique, se protégeaient et se protègent des brûlures des yeux par les réverbérations du soleil sur la neige et la glace. Dont celles-ci

     

    Les lunettes de neige... et de soleil des Inuits

    Lunettes de soleil inuits en ivoire. Canada (Nunavut), vers 1200. © Musée canadien de l'histoire

     

    Oui, il s'agit bien de lunettes. Pas de verre, mais toutes les matières fournies pas la nature dans ces déserts glacés, le bois flotté, les os, les bois de caribou ou l'ivoire de morse, voire même les herbes séchées.  Elles sont adaptées à leur utilisateur et la fente permet non seulement de se protéger des dangereux rayons du soleil, sans filtres dans ces "contrées hostiles", mais elles permettent aussi de développer l’acuité de la vision. Les iggaak, en inuit, stimulent la vision périphérique et au loin, et ainsi leur usage a amélioré celles des myopes et des presbytes. 

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  • Lorsque John White, nommé gouverneur de la toute nouvelle colonie de Roanoke par Sir Walter Raleigh, débarque sur l'île avec ses navires aux cales pleines, il ne trouve que des traces des 115 hommes et femmes qui composaient la toute première colonie en territoire Croatoan : "les mots « Croatoan » gravé sur un poteau bien visible, et « Cro » sur un arbre." (*)

    Depuis le mystère de la disparition de la première colonie britannique est resté entier, chercheurs et archéologues tentent de retrouver des vestiges pouvant  expliquer ce que ces colons ont pu devenir. Des artéfacts européens ont été découverts récemment, comme cette poignée de rapière,

     

    Les archéologues sur les traces de la première colonie britannique en Caroline du Nord

    Un fragment de la poignée d'une rapière a été déterré au printemps 2015 sur le site de Cape Creek sur l'île Hatteras. Ces armes étaient utilisées par des Anglais de haut rang. PHOTOGRAPHIE DE MARK THIESSEN, NATIONAL GEOGRAPHIC

     

    La présence de colons a ainsi été attestée par la découverte de divers objets sur l'île Hatteras, à 80 kilomètres au sud-est (une poignée d’épée, des bols cassés ainsi qu’un fragment de tablette en ardoise) ; et sur le site de la baie d'Albemarle, près de la ville d'Edenton (fragments de poteries).

     

    Les archéologues sur les traces de la première colonie britannique en Caroline du Nord

    Photographie de Carte National Geographic

    La carte de la région datée de 1585 appartenant au gouverneur John White, de Cape Henry, Virginie, à Cape Lookout, Caroline du Nord, était d'une grande précision. En 2012, des chercheurs ont découvert un symbole caché sous un patch qui pourrait indiquer l'emplacement d'un fort. PHOTOGRAPHIE DE THE BRITISH MUSEUM

     

    Que peuvent permettre d'envisager sur le devenir de la "colonie perdue", ces objets, qu'il est  difficile de dater avec précision ? 

    "Mark Horton, un archéologue de l'université de Bristol, en Angleterre, qui a mené les excavations sur le site d'Hatteras." estime que cela pourrait prouver que les colons se seraient scindés en deux groupes et peut-être assimilés aux Croatoans. Si on peut en effet déduire qu'un important déplacement a eu lieu, peut-on être certains que ces objets étaient bien en possession des premiers colons lors de ce déplacement ? 

     

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  • Peu connaissent l'histoire d'Anna Marly, la compositrice du Chant des Partisans, la "Marseillaise" de la Résistance, ni d'ailleurs qu'une femme en est à l'origine. Comme moi, certain.es ont entendu parler de Maurice Druon et Joseph Kessel, les auteurs des paroles françaises.

     

    Anna Marly ou l'histoire souvent méconnue de la création du "Chant des Partisans"

    ses mémoires

    Cela s'explique par le fait que l'on a voulu que ce soit l'hymne de la Résistance et de la Libération, et que sa force symbolique vient de ce qu'il appartient à ceux qui l'ont chanté. Que la chanson reste anonyme a permis à tous de se l'approprier. C’était la volonté d’Astier de la Vigerie, le  découvreur du chant pour Radio Londres.

    A l'origine le titre en était la "Marche des Partisans" et la chanson était en russe, Anna Marly  étant née en Russie, au moment de la Révolution. Sa famille avait du émigrer et elle avait rejoint Londres et les Forces Françaises Libres, avec son époux le Baron Van Dorn. En 1941 en lisant un article sur l'action des partisans russes de Smolensk, ce mot de partisans a sur elle un réel impact, tout comme le rôle primordial des combattants civils comme derniers remparts de la Patrie en danger. Emmanuel d’Astier de la Vigerie, réfugié lui aussi à Londres entend la chanson et la propose à André Gillois animateur de radio. Il choisit d'en faire l'indicatif de son émission Honneur et Patrie, diffusée par la BBC entre 1940 et 1944. Au départ elle sera sifflée pour échapper aux brouilleurs allemands. C'est Emmanuel d’Astier de la Vigerie qui demandera à Maurice Druon et Joseph Kessel d'adapter en français les paroles russes de la chanson d'origine.

     

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