• Monuments, sites, curiosités

  • Tout contre l'église d'Etoile sur Rhône est déposée une ancienne pierre à mesure, telles qu'on les utilisait avant la Révolution,

     

     

    Les pierres de mesure à travers l'exemple d'Etoile sur Rhône

    ... que le passant est en train de regarder...

    On sait que ce n'était pas là sa place d'origine, elle serait le dernier témoin de l'ancienne halle.

    C'est l'une des rares conservées dans la Drôme avec celles de Donzère, de Menglon et de Saint Nazaire le Désert. Valence et Crest ont conservé la mémoire de ces pierres dans le nom d'une place ou d'une rue.

    Taillée dans une grande pierre, elle comporte trois cavités de taille différente, ouvrant sur le devant par les orifices identiques.

    Les pierres de mesure à travers l'exemple d'Etoile sur Rhône

     

    On y mesurait les grains, mais aussi d'autres marchandises (sel...). On remplissait par le dessus et l'orifice était fermé par un portillon fixé par des gonds dans la pierre. Ensuite un radoire égalisait la surface, (règle ou rouleau qui a une rive (côté) carrée et l'autre ronde. Les grains et farines se radent du côté de la rive ronde) - (1).  Les denrées s'écoulaient ensuite par devant, et pour faciliter l'écoulement les cavités ont toutes un fond incliné. 

    La mesure à Etoile était le setier : les cavités étaient étalonnées en :

    1 setier - 73,06 litres

    1/2 setier : 1 emine ou eymine

    1/4 de setier : 1 quarte

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    Les ruines du prieuré St Pierre de Rompon, appelé aussi le Couvent des Chèvres, dominent la vallée du Rhône au dessus du Pouzin. Situées tout près du GR 42A, qui passe au Vieux Rompon, elles sont connues aujourd'hui pour les circuits de randonnée qui y passent.

     

    Le prieuré Saint-Pierre-de-Rompon, connu comme le "Couvent des Chèvres"

    Photographies de 2016

     

    L'une des plus anciennes implantations clunisiennes de la Région, et qui remonterait au Xe siècle,

    Dans "Eglises romanes oubliées du Vivarais", Claudiane Fabre-Martin précise que le prieuré existait déjà en 996 et qu'il avait sous son patronage l'église de Saint-Symphorien, et la chapelle Saint-Laurent-de-Rochemaure.

    Des sondages effectués par l'INRAP ont mis à jour des fortifications plus anciennes, datant du Bas Empire(VIe s.). Le rempart a été suivi sur plus de 300 m.

    Le prieuré Saint-Pierre-de-Rompon, connu comme le "Couvent des Chèvres"

    Persee.

    "Une grande partie du plan a été ainsi dessinée : le rempart est constitué d'un mur d'1,80 m de large, parfois conservé sur une hauteur de 2 m. Deux tours protègent la façade occidentale. Un escalier montant sur la courtine et une porte permettant l'accès à l'une des deux tours ont été mis au jour. Les niveaux d'occupation restent particulièrement bien conservés près de la muraille. Ce site fortifié de hauteur possède une superficie minimale de 4 ha." INRAP

     

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  • Ce site, situé sur la commune de Saint Peray, a été fouillé par l'INRAP.  La colline de Crussol aurait été occupée depuis l'Antiquité, sans discontinuer. Un four de potier du IIIe siècle de notre ère avait déjà été localisé sur ce site.  Les fouilles récentes ont étudié six fosses à vocation funéraires et d'une fosse de crémation. Des adultes ont été inhumés là mais le mobilier est rare, souvent brûlé sur le bucher funéraire ; aux Ier et IIe siècles.

    Une cuillère de bronze a été trouvée dans  une autre tombe, située un peu plus loin, et datant du IIIe siècle,

    Le site de Chavas - Saint Peray - Ardèche

    Cuillère en bronze.
    Dessin P. Rigaud/Inrap.

     

    Les sondages cherchaient à trouver une voie de circulation plus ancienne que le chemin actuel, ainsi que l'occupation de cet endroit de la colline, depuis l'Antiquité.

    Voir la localisation du site :

    Publication de 2012 : https://www.inrap.fr/chavas-164

    N.B. On connait aussi l'exploitation du calcaire de la colline et les carrières, dont certaines remontent à l'époque romaine.  

    Lire : Balade géologique à la Carrière Mallet sur le site du Muséum de l'Ardèche

     

     

     

     


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  • Les termes romains de Fréjus en danger

    Laissés à l'abandon, les thermes romains de Fréjus se détériorent

    PAR Pierre Panchout Mis à jour le 09/07/2019 à 09:37 dans VAR MATIN

     

    L'un des sites archéologiques majeurs de Fréjus est en danger. Propriété privée, les anciens thermes romains sont laissés à l'abandon. 

    "C’est le vestige romain le mieux conservé de Fréjus, explique Pierre Excoffon, chef du service archéologie et patrimoine de la Ville. En plusieurs endroits, il reste encore la voûte. Quand on pense que les thermes de Cluny, à Paris, n’en ont conservé qu’une seule et que c’est un motif d’émerveillement..." Var Matin

    Les termes romains de Fréjus en danger

     

    Les thermes du port à Fréjus (Var) - Chérine Gébara Isabelle Béraud  Revue archéologique de Narbonnaise Année 1990 23 pp. 1-11  - Persée

    L'ensemble du site de la Porte Orée a été fouillé en 1826, 1986 et 1988. L'article mentionné détaille les trouvailles et décrit le site. 

     

    En 2008 le propriétaire songeait à remettre en service ces thermes. ICI

    Et depuis ? A suivre sans doute sur le Net et dans la presse...

     

     


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  •  Jusqu'au XIXe siècle, à Valence, comme dans beaucoup de communes tout au long du Rhône , c'est par un bac à traille que se fait la liaison entre les deux rives.

    L'un des pylônes subsiste sur la rive ardéchoise, à Guilherand, à côté de la clinique,

     

    Traverser le Rhône à Valence - le bac à traille

     

    Dès l'antiquité on atteste l'existence d'un pont de pierre - pont péri - d'où le nom de Pompéry d'un quartier de Bourg lès Valence, puis d'un pont de bateaux.(1)

    Le premier bac à traille était situé au nord de la ville, à l'emplacement du pont gallo-romain, au niveau de la porte Lanterne. Il est attesté dès le XIe siècle.

    Un pont médiéval, construit fin XIIe, début XIIIe, donc en même temps que le pont Saint Benezet d'Avignon(2),  a été détruit en 1219 par une crue du Rhône, et n'a pas été reconstruit sous la pression des passeurs du bac. (1)

    Traverser le Rhône à Valence - le bac à traille

    Le bac à traille représenté en bas à gauche sur ce plan de Valence - Cosmographie de Belleforest 1575 - Musée de Valence. Photographie personnelle d'une reproduction du Service Valence Ville d'Art et d'histoire

     

    Lorsque le port est déplacé suite à l'ensablement du port médiéval, au XVe siècle, un second bac à traille est construit, plus au sud, depuis l'actuelle rue des Pêcheurs à Granges à la rue de la Pêcherie à Valence, à l'emplacement du pont médiéval, dont l'une des piles est utilisée comme sous-bassement.

    Les piliers en bois du Moyen-Age sont remplacés par des pylônes de pierre en 1793,

    Traverser le Rhône à Valence - le bac à traille

    Bac, et bac à traille de Valence AD Drôme. Collection Marius Villard, 8 Fi 72). Reproduction d´une estampe du 18e ou 19e siècle – auteur inconnu - patrimoine.auvergnerhonealpes.fr

     

    Le bac à traille fonctionne jusqu'en 1830, date de la construction du pont Seguin.  Les ponts qui vont se succéder ensuite seront toujours situés dans cette zone.

     

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  • Un vitrail roman de  l’ancienne collégiale Saint-Étienne de Troyes fondée en 1157 par Henri Ier, aujourd’hui démolie, a été retrouvé.  Il a pu être préempté par l’État lors de la vente aux enchères.

     

    Un vitrail du XIIe siècle retrouvé et en cours de restauration à Troyes

    Arch. Dép. Aube (NM) sur le site https://fr.aleteia.org/
     
    Lire la suite sur le site en lien...
     
    La ville s'est doté d'une "cité du vitrail" pour mettre en valeur son riche patrimoine et développer le vitrail contemporain. C'est donc une bonne nouvelle que le retour de ce vitrail roman, rare et authentique.
     

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  • Il est logique de débuter mon étude des ponts sur le Rhône à travers le temps par le célèbre "pont d'Avignon", ou pont Saint Bénezet, du nom de celui dont la légende reste attachée au lieu.

     

    Les ponts sur le Rhône - 1/ le pont Saint Benezet

    le pont et la cité papale en arrière plan depuis l'île de la Barthelasse en 2011

    Le Rhône a longtemps été un fleuve impétueux et le traverser n'était pas chose facile. Dès l'antiquité des ponts sont jetés par delà les deux rives, ponts de bateaux, ponts de bois, aucun ne résiste.

    Le Moyen Age  tente de construire des ponts de pierre, par exemple à Valence et comme ici à Avignon. Véritable prouesse architecturale, le pont Saint Bénezet résistera tant bien que mal aux crues du Rhône jusqu'au XVIIe siècle où il ne sera plus reconstruit. Il fut le seul pont pendant des siècles entre Lyon et la Méditerranée alors qu'ailleurs il fallait emprunter un bac à traille, ou des barques,  pour traverser.

     

    Les ponts sur le Rhône - 1/ le pont Saint Benezet

    Le pont au XVIIe -Plan de 1618 -Archives Municipales d'Avignon - Avenio vulgo Avignon (Atlas van Loon)

    Du pont du XIIe siècle il ne reste que  la chapelle basse, qui indique la hauteur initiale du pont,

     

    Les ponts sur le Rhône - 1/ le pont Saint Benezet

    la chapelle basse et ses trois arcatures, visible sur la photographie de droite

    Le pont comptait 22 arches, il n'en reste que 4, et mesurait 915 mètres, avec un angle pour amortir les effets du vent.

    Autre défi, le Rhône était alors une frontière, il fallait donc une structure défensive, et des octrois. Ajouter à cela un hôpital, car au Moyen-Age on ne concevait pas de pont sans hôpital. Fort de sa mission divine Bénezet a en premier lieu récolté des fonds grâce à un ordre religieux composé d'hommes et de femmes, les Fratres Pontifices. En 1185, le pont est achevé et les Consuls établissent le tarif des droits à payer par les usagers du pont.

     

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