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    La bibliothèque royale de Belgique met en ligne 213 manuscrits

     

    "Le 18 septembre prochain, KBR ouvrira son tout nouveau musée, un peu plus tard que prévu. Vous y découvrirez une collection de manuscrits datant du XVe siècle, à ce point unique qu’elle a son propre nom : la Librairie des ducs de Bourgogne. Nombre des chefs d’œuvre de cette Librairie, rescapés des outrages du temps et de l’Histoire, sont conservés par KBR."

    Dans l'attente de cette ouverture, la KBR a numérisé et mis en ligne 213 de ces manuscrits de la Librairie des Ducs de Bourgogne.

    Ils sont consultables en ligne sur le site :

    https://www.kbr.be/fr/213-manuscrits-des-ducs-de-bourgogne-en-ligne/

     

    La consultation est très simple et agréable, les reproductions d'une grande qualité.


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  • A l'heure où les hommes souffrent toujours de la guerre livrée en Syrie, il peut sembler "accessoire" de mentionner les destructions irrémédiables perpétrées à l'encontre de sites archéologiques. Dommages collatéraux de toute guerre, c'est presque devenu un lieu commun. Mais là il s'agit de destructions volontaires, qu'elles soient idéologiques ou pire encore, purement matérialistes, à la recherche de "trésors" pour financer un état guerrier. 

    J'ai évoqué la destruction du site de MARI, dans mon précédant article, à propos du Musée  du Louvre qui conserve dans ses collections des artefacts provenant de ce lieu, découvert en 1933 par l'archéologue français André Parrot.

    Une salle lui est consacrée :  https://archeorient.hypotheses.org/12423 

     

    Les destructions en Syrie : le site de Mari

    https://archeologie.culture.fr/mari/fr (1)

     

    Le Palais de Mari, le plus ancien découvert dans un tel état de conservation a été totalement défoncé, le toit de protection écrasé - en haut - et des trous et tunnels creusés à la recherche de trésors à revendre pour financer l'Etat islamique,

    comme cet aigle léontocéphale conservé au musée de Damas,

    Les destructions en Syrie : le site de Mari

    Or et lapis lazuli - plusieurs pièces en or et en lapis lazuli avaient été découvertes dans ce que l'on a appelé de "trésor d'Ur" - découvert lors de fouilles en 1965

    "Le trésor est constitué de présents envoyés par le roi de la ville d’Ur, dans la Basse vallée de l’Euphrate, au roi de Mari, sur le Moyen-Euphrate. Il montre la place éminente qu’occupait Mari, capitale de la région du  Moyen-Euphrate,  depuis le milieu du IIIe millénaire av. J.-C."  Unesco - le palais devait être classé au Patrimoine mondial de l'Humanité.

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  • En ces temps de confinement forcé, pourquoi ne pas aller visiter quelques musées, parmi les plus fameux, sur internet ? 

    Un site en regroupe dix, "quatremille.be". Sur ces dix j'ai choisi de présenter le Louvre, actuellement fermé au public :

    https://www.louvre.fr/en/visites-en-ligne

    à travers deux exemples,

     

    Des musées en visite virtuelle

    Temple d'ishtar à Mari  - statuette d'une Orante en gypse - 2500-2400 avant JC - le Louvre

    Marie Cagnet sur Pinterest

    Une nouvelle salle a été consacrée aux découvertes d'André Parrot à Mari, elle a ouvert le 26 juin 2019 https://archeorient.hypotheses.org/12423

     

     

     Si j'ai choisi Mari, c'est pour évoquer les destructions qui y ont été perpétrées par l'E.I. dont les membres, à la recherche d'objets précieux pour alimenter leur trafic, ont détruit le palais, alors qu'il devait être classé au Patrimoine de L'Unesco. https://www.lemonde.fr/culture

     

    Second choix, une idole en forme de cloche, Grèce archaïque

     

    Des musées en visite virtuelle

    figurine en terre cuite, atelier thébain du « groupe des œnochés », VIIe siècle av. J.-C. (Période Géométrique tardive). Wikipedia  Salle de la Grèce préclassique
     

    L'une de mes autres périodes préférées.

     

    Le musée du Louvre nous propose une vraie visite virtuelle, dans chacun de ses départements, avec des fiches très bien documentées, on comprend que ce soit l'un des plus visités du Monde.

    Pour une visite en détails, aller sur "Œuvres et palais" - "Collections et départements".

    Je n'ai pas relayé les photographies du musée qui sont en copyright.

     


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  • Il est un trône conservé au Cabinet des médailles de la BNF que l'on surnomme "trône de Dagobert" :

     

    Histoire de trônes mérovingiens ou carolingiens ?

    n° Inv : 55-651  BNF 

    Il a été retrouvé par l'abbé Suger, lors de la construction de la basilique de Saint Denis, au XIIe siècle. Il l'attribue à Dagobert et à son ministre Eloi, Dagobert fondateur de l'abbaye royale de Saint Denis. Suger déclare l'avoir restauré, sans doute a-t-il fixé l'assise, qui n'est plus pliante. Le siège est intégré au trésor de Saint Denis, jusqu'à la Révolution, il est transporté à la BNF en 1791.  Napoléon Ier l'aurait cassé en l'utilisant lors de la distribution des premières Légions d'honneur au camp de Boulogne le 6 août 1804.

    Un très bel objet que ce siège pliable, en bronze, fidèle à la tradition antique, aux pieds terminés en protomés de panthère. L'assise était constituée de bandes de cuir. Son attribution à Dagobert n'est pas certifiée, mais il s'agit d'un siège qui daterait du VIIe ou VIIIe siècle, complété d'un dossier au IXe siècle, voir la notice de la BNF

    Il me fait penser à l'histoire de Saint Eloi et des deux trônes qu'il réalisa pour Clotaire II, roi de Neustrie et père de Dagobert.

     

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    Une bague étrusque "homérique"

    Musée archéologique de Venise

    Cette bague, sans doute un sceau, porte un dessin gravé et une inscription en langue étrusque. Le dessin représente un bélier sous lequel se cache un homme...  L'article que j'ai lu sur Facebook ne donne pas de traduction pour l'inscription, mais considère que le dessin ferait référence à la manière dont Ulysse et ses compagnons s’échappèrent de l'île de Polyphème.  Après avoir aveuglé le cyclope, les Grecs se cachèrent sous les moutons, pour que Polyphème ne pouvant plus les voir, ne les détecte pas en touchant une à une ses bêtes.

    Anneau d'argent avec inclusion en or, daté du VIe siècle avant notre ère.  

    Publié sur Facebook par le musée archéologique de Venise, qui présente ainsi des curiosités de ses collections antiques.

    https://www.facebook.com/archeovenezia/photos/rpp.327299674024201/2677488965671915/?type=3&theater

     

     

     


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  • Une encyclopédie de phytothérapie du IXe siècle mise en ligne par la Bristish Library

    http://www.bl.uk/manuscripts/Viewer.aspx?ref=cotton_ms_vitellius_c_iii_f011r

    "3rd quarter of the 9th century-1st half of the 17th century, This manuscript contains four separate items, bound together for Sir Robert Cotton (d. 1631)" 

     

    Ce manuscrit du IXe siècle est donc présenté dans la reliure du 17e siècle. Connu sous le nom de Cotton MS Vitellius C III, il s'agit de la traduction en vieil anglais d'un herbier du IVe siècle : "Pseudo-Apulée". L'utilisation des plantes y est  détaillée, tant pour soigner les humains que pour les animaux. Il s'agit de définir quelle plante pour quel usage, mais aussi quel dosage, à quel moment... Longtemps on ne s'est soigné que par les plantes, on savait les utiliser.

    Ce manuscrit est consultable dans son intégralité sur le site de la British Library.

     

     

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    https://www.neozone.org/mobilite/une-encyclopedie-vielle-de-1000-ans-sur-lusage-des-plantes-medicinales-est-disponible-en-ligne/

    https://dailygeekshow.com/manuscrit-plantes-moyen-age/

     

     

     


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  • L'astronomie enseignée grâce à des calligrammes

    La constellation du cygne dans l'Aratea de Cicéron

     

    Ce manuscrit du IXe siècle, réalisé dans le Nord de la France,  a été vendu à l'Angleterre  en 1752 et il est conservé à la British Library.

    "Cet ouvrage est une traduction de Phaenomena, écrit par le poète grec Aratus (décédé vers 240 ans av. J.-C.), en latin par le célèbre Ciceron (né en 106 av. J.-C.). L’auteur latin a par la suite grandement influencé les penseurs du Moyen Âge.
    Le manuscrit s’appuie également sur le Poeticon Astronomicon attribué à l’auteur du Ier siècle av. J.-C Caius Julius Hyginus." (*)

    Sorte d'atlas des étoiles, il liste les constellations et s'accompagne de poèmes présentés sous forme de calligrammes, des dessins formés par le texte, où Guillaume Apollinaire s'illustrera plus tard.

    Il fait partie des quelques 800 manuscrits numérisés grâce à la Fondation Polonsky

     

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