• L'histoire à travers la peinture et la photographie

    L'histoire à travers la photographie

    Prison de Montluc - Photographie personnelle des portes des cellules

    D'autres témoignages

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    « l’Afghane aux yeux verts » Steve McCurry - 1984 camp de réfugiés au Pakistan

     

     Cette photo a fait le tour du monde et symbolise à elle seule le désespoir du peuple Afghan.

    "Lorsque Steve McCurry photographie Sharbat Gula, elle est âgée de 13 ans, ses parents ont été tués dans le conflit afghan qui dure depuis 1979. Elle s’est réfugiée au Pakistan avec sa grand-mère et son frère : des kilomètres parcourus à pied pour passer la frontière dans les zones tribales montagneuses du Nord-Waziristan et Sud-Waziristan." phototrend.fr

    Depuis le photographe a retrouvé l'inconnue, mariée et mère de plusieurs filles. Mais arrêtée au Pakistan, sa seconde patrie, elle doit retourner en Afghanistan... Que deviendra-t-elle ? Lui avoir redonné une identité ne lui sera sans doute pas favorable.

     

    Autre lieu, autre conflit, autre photo iconique :

     

    guerre civile algérienne, massacre de Bentalha, le 23 septembre 1997 :  cette femme vient d'apprendre qu'elle a perdu plusieurs membres de sa famille BNF

     

    Ce cliché pris par Hocine Zaourar, photographe algérien de l’AFP, va devenir iconique lui aussi et cette femme est assimilée à la Madone des Pietà. Lire l'article sur le site de la BNF, en quoi une photo peut devenir iconique, sans pour autant être très fidèle à la réalité. Mais elle marque les mémoires et permet à tous de se souvenir, libre à eux tous de s'informer ensuite.

     

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  • Toujours grâce au "tableau du samedi" (ici), j'ai découvert l’œuvre de Marcel Roche et plus particulièrement des croquis et des peintures réalisés durant la première guerre mondiale.

     

    Les "poilus" de Marcel Roche

    exposition au Musée des Beaux Arts d'Orléans -  Fondation Taylor.fr

    Marcel Roche (1890 - 1959) et des artistes de Taylor dans la Grande Guerre

    "Mobilisé le 2 août 1914, Marcel Roche, peintre, monte au front avec son régiment pour repousser l'armée allemande qui vient de franchir les frontières. Blessé par balle le 25 août, lors du combat du Grand-Failly près de Longuyon (Meurthe-et-Moselle), il laisse de ces journées de chaos un récit illustré éloquent : Le 22 août 1914. Livre d'artiste non publié et dont la calligraphie est due à Otis Oldfield, peintre, que Marcel Roche a rencontré à l'académie Julian. Evacué et soigné à Auch, il effectue une partie de sa convalescence à Orléans, où il capture dans ses esquisses l'ambiance de la caserne."

    Sur le site en lien, il est possible de voir d'autres extraits de son livre. Il sera démobilisé peu avant l'armistice, en mars 1919. Il gardera un lien avec l'armée, car il travaillera pour le ministère de l'Armement, plus spécialement au camouflage, pour lequel il met au point une peinture à la boue pour la dissimulation des bâtiments.

    Les "poilus" de Marcel Roche

     Jeune peintre avant la guerre, sa carrière débutera vraiment après la guerre et il se mettra au service de la "lumière".

    Marcel Roche sur Wikipedia


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    J'ai découvert son œuvre anti-colonialiste lors de recherches pour la publication hebdomadaire du "Tableau du Samedi" sur mon autre blog ICI, le thème de la semaine était le "pointillisme".  En tant que peintre, elle s'inscrit dans la mouvance post-impressionniste et particulièrement celle du divisionnisme, à la suite de Seurat,

     

    Lucie Cousturier, peintre, écrivain, et militante anti-colonialiste

    Musée de Vernon - exposition monographique de 2018

     

    Née dans un milieu aisé de la fin du XIXe siècle, la famille Bru qui commercialisa les  premières poupées en caoutchouc, elle s'intéresse tôt à la peinture et gravite dans un cercle intellectuel. Elle épouse l'écrivain Edmond Cousturier en 1900 et dès 1901, elle expose au salon des Indépendants.

    Pendant la première guerre mondiale le couple s'installe sur la côte d'Azur où Lucie Cousturier participe à l'alphabétisation des soldats d’un régiment tirailleurs sénégalais. Cette expérience fera basculer sa vie et fera d'elle une militante anti-colonialiste.

    En 1921-1922, elle passe sept mois en Afrique Occidentale dont elle rapporte des croquis et des notes qu'elle publiera dans plusieurs opus.

    Lucie Cousturier, peintre, écrivain, et militante anti-colonialiste

        Saint-Tropez, musée de l'Annonciade       Exposition de Vernon - Arts in the city

     

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  • Mais pas que...

    Devant son objectif les combattants posent sur les barricades.

    Bruno Braquehais : premier photo-reporter aux côtés des communards

    Barricade de la rue de Castiglione - Wikipedia

     

    Il faut imaginer les conditions de l'époque : un matériel lourd, encombrant, des temps de pose très long, d'où cet effet statique pris par les personnages. Bruno Braquehais (1823-1875) était ce que l'on appelait "un photographe d'art", spécialisé dans les nus plus ou moins érotisés. Sourd et muet de naissance, ses études au sein de l' Institut Royal des Sourds-Muets le mènent à Paris où il s'installe comme lithographe, puis comme photographe.

    Lors du premier siège de Paris par les Prussiens, puis lors de l'insurrection de la Commune, il ne fuit pas la ville comme la plupart des photographes connus d'alors. Au contraire, il va sillonner les rues pour photographier les hommes et les femmes, les immortalisant dans l'instant, si l'on peut dire. Il va ainsi devenir le premier photo-reporter de l'histoire de France, et entrer dans la postérité comme LE photographe de la Commune de Paris. Son travail, oublié, a été redécouvert lors de la commémoration du centenaire, en 1971.

    Ainsi, il a immortalisé les barricades, mais aussi des événements comme la mise à bas de la colonne Vendôme, symbole de l'Empire,

    Bruno Braquehais : premier photo-reporter aux côtés des communards

    La colonne et les badauds... francetvinfo.fr

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  • C'est l'histoire d'une valise, abandonnée dans une rue de Lyon, découverte fin 2020 par une famille, et qui contenait des clichés et des négatifs.

     

    Lyon : une valise découverte en 2020 contenait un trésor photographique

    France 3

    Bien conservés ces souvenirs qui nous replongent dans la seconde guerre mondiale, et qui ont été recueillis par les Archives de l'Ain,

    Lyon : une valise découverte en 2020 contenait un trésor photographique

    ainsi la valise contenait le négatif, à droite, d'une photo déjà en possession des Archives de l'Ain:  la population réquisitionnée par l'occupant pour enlever les clous semés sur les routes par les résistants.

    Après étude du contenu de la valise, il semble bien que ce "trésor" soit effectivement relié au photographe Victor Barbe, témoin précieux de la guerre et de la vie sous l'occupation  :

    Parmi les évènements identifiés, en juin 1944, les résistants ont fait sauter le pont Carnot,

    Lyon : une valise découverte en 2020 contenait un trésor photographique

    photographie de Victor Barbe

    Les FFI avaient fait sauter le pont Carnot, dont une piste avait été rétablie par huit jeunes gens, réquisitionnés par les Allemands. Ici, on voit le passage d’un camion de maquisards, venus de Haute-Savoie, à la poursuite des Allemands. Le Dauphiné

     

    Lyon : une valise découverte en 2020 contenait un trésor photographique  Victor Barbe

    Raconter l’occupation nazie à travers des films d’amateur et des archives de famille n’est pas une chose aisée. Car, entre 1940-1944, l’armée allemande avait interdit aux particuliers de posséder des pellicules de photo et de films. Seuls quelques élus, jugés "utiles" à la Wehrmacht, ont eu ce privilège. Des gens comme Victor Barbe.
    Les films de Victor Barbe, retrouvés et conservés par la Cinémathèque des pays de Savoie et de l’Ain, sont un témoignage rare, loin des clichés de la propagande. Ils nous permettent de mieux comprendre cette douloureuse période que fut l’occupation.

    Victor Barbe est démis de ses fonctions d'inspecteur des douanes en 1941 par l'occupant; et ce jusqu'en 1949; photographe pendant ce laps de temps, et réparateur radio électricité.

    www.letelepherique.org

     

     


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  • Gerda Taro témoin de la guerre d'Espagne

    Anonyme Wikipedia

    Elle est considérée comme la première femme reporter de guerre a avoir trouvé la mort lors des combats. Et quelle guerre que celle-ci fratricide et internationale à la fois, Gerda Taro incarne bien cette ambivalence.

    Allemande d’origine juive, elle se réfugie en France. Militante antifasciste elle choisit le combat aux côtés des résistants espagnols. Elle y sacrifie sa vie et meurt dans les combats près de Madrid en 1937.

    Compagne du photographe hongrois Robert Capa, elle a disparu dans son aura jusqu'à la découverte de la "valise mexicaine" qui contenait 4500 clichés de la guerre d'Espagne, dont certains sont son oeuvre.

     

    Gerda Taro témoin de la guerre d'Espagne

    Le combat est l'affaire de tous...

     

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  • "Figure exemplaire de la photographie américaine du xxe siècle, Dorothea Lange laisse une œuvre humaniste dont la partie la plus visible concerne la crise sociale que connurent les États-Unis pendant les années de la Grande dépression. En lui permettant d'exprimer avec force son témoignage, son style novateur et direct vaut à certaines de ses images de s'inscrire en chefs-d'œuvre dans l'histoire de la photographie" Encyclopédie Universalis

     

     

    Dorothea Lange : un regard sans concessions sur l'Amérique en souffrance

    Paul S. Taylor, Dorothea Lange in Texas on the Plain - 1935 - Dorothea Lange: Politics of Seeing 

     

    Recrutée par la FSA (Farm Security Administration « Administration de sécurité des fermiers »), elle va seconder son mari l’économiste du travail Paul Schuster Taylor, et parcourir l'Amérique de la crise, elle prend des notes, s'informe et surtout prend des photos. Ses photographies marquantes vont propulser sa carrière et surtout la décider à s'orienter vers le reportage, le témoignage.  Ses clichés rappellent "les Raisins de la Colère" de John Steinbeck, et ce n'est pas un hasard s'ils nous y font penser, car John Ford s'en est inspiré pour son film.

    Son enquête permettra, grâce aussi à Eleanor Roosevelt,  de débloquer des fonds pour créer le premier camp de migrants à Marysville en Californie.

     

    Dorothea Lange : un regard sans concessions sur l'Amérique en souffrance

      Migrant Mother - 1936 Wikipedia

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