• L'histoire vue par...

  •  

    "Parle  leur de batailles, de rois et d'éléphants

    Mathias Enard - Actes Sud 2010

    "Combien faudra-il d'oeuvres d'art pour mettre la beauté dans le monde"

     

    J'ai lu ce livre à sa sortie et je me souviens avoir beaucoup aimé ce roman, car c'est un roman, atypique,  entre vérité historique et reconstitution,  il restait des zones d'ombre, que l'écriture de Mathias Enard comble. Au point de départ l'invitation lancée par le sultan Bajazet II à Léonard de Vinci, puis Michel Ange pour imaginer un pont sur le Bosphore. 

    "Tout a commencé à la Villa Médicis ; je me promenais dans la magnifique bibliothèque, et j’ai sorti un volume, peut-être au hasard, je ne sais plus ; c’était la vie de Michel-Ange par Vasari. Et en le feuilletant, je suis tombé sur la mention de l’invitation du sultan de Constantinople. Je me suis dit : quelle histoire magnifique. Il faut que je la raconte."

    « L'invitation du sultan est relatée par Ascanio Condivi (biographe et ami de Michel-Ange) et mentionnée aussi par Giorgio Vasari....

    Les lettres de Michel-Ange à son frère Buonarroto ou à Sangallo citées ici sont authentiques, je les ai traduites de son Cartaggio.

    … Pour le reste, on n'en sait rien. »

    Le reste, on le doit à la plume de Mathias Enard. 

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  "La tristesse est notre destin ; mais c'est pour cela que nos vies seront chantées à jamais, par tous les hommes qui viendront."

    Parole attribuée dans l'ouvrage à Hélène.

    L'Iliade  revue par Alessando Barico

    La colère d'Achille (1) illustration de A.et M. Provensen

    « Tout commença par un jour de violence.

    Il y avait neuf ans que les Achéens assiégeaient Troie... »

    « Les deux armées remportèrent des victoires au cours de ces années-là.  Mais les Troyens ne purent jamais incendier les vaisseaux grecs, ni les forcer à reprendre la mer. Et les Grecs ne purent jamais faire une percée dans les murs de la ville pour reprendre Hélène aux Troyens » (1)

    Et la colère d'Achille racontée par l'Iliade commence par le récit de Chryséis, enlevée à Thèbes. Agamemnon doit la rendre à son père, et exige d'Achille qu’en compensation, il lui livre Briséis.  Achille, alors, décide de ne plus combattre.

    Lire la suite...


    2 commentaires
  • AMEN - Un film de Costa Gavras

    Tout le film est rythmé par le passage des trains, fermés à l'aller, vides au retour.



    Le personnage central, Kurt Gerstein(*), médecin devenu SS, est affecté à la désinfection et fournit le ZYKLON B. Et, un  jour, par un regard à travers l’œilleton d'une porte de chambre à gaz,  porte qui est secouée par les efforts désespérés de ceux qui veulent sortir, il découvre l'horreur de l'utilisation de ce gaz.  Nous, nous ne verrons rien, juste ce que lui ressent à travers l'expression de son visage. En chrétien convaincu, son combat sera désormais de faire savoir ce qu'il a vu.  Après son échec auprès des représentants de sa communauté, il tente de contacter le Pape, qui, pense-t-il,  peut seul pouvoir faire pression sur Hitler pour stopper la machine. Le film est le constat de l'échec de sa tentative, comme ont échoué tous ceux qui ont essayé de faire savoir ce que tout le monde tentait d'oublier. Certains vont jusqu'à dire que la machine ne pouvait pas être arrêtée ??

     Et pendant ce temps, les trains roulent.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • René Vautier, réalisateur et scénariste, et  militant, est mort en Bretagne le 4 janvier 2015. Je reviens, comme beaucoup sur son film le plus connu, "Avoir 20 ans dans les Aurès", que j'ai vu plusieurs fois, sauf dans sa version "numérique" sortie en 2012. Film militant s'il en est, et plus qu'un seul témoignage sur la guerre d'Algérie, cette guerre qui n'a jamais osé dire son nom, c'est avant tout un film antimilitariste et antiraciste.

      Disparition de René Vautier réalisateur de "Avoir 20 ans dans les Aurès"

    René Vautier en 2008 sur le site http://www.lemonde.fr

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • "J'avais cinq marches à mon perron
    Les quat'filles March avaient un père docteur
    Y avait trois lanciers au Bengale
    Et le facteur a sonné deux fois
    N'avait pas de courrier pour moi"

    variante

    "Mais le facteur sonna deux fois
    Pour me dire « Votre fils est mort »

    Zola Jackson

    Lire la suite...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique