• Le nom de Louis Mandrin, contrebandier devenu le "bandit bienaimé", sorte de Robin des Bois national, est tristement lié à celui de la ville de Valence, car c'est là qu'il fut emprisonné, jugé, puis exécuté le 26 mai 1755,

     

    A la recherche de Mandrin à Valence

    la plaque commémorative, à l'endroit où il a été roué, place des Clercs, tout près de la cathédrale. 

     

    Arrêté en Savoie, les fermiers généraux, à qui il s'est attaqué tout au long de sa carrière de contrebandier, le font transférer à Valence. Le Présidial est transformé en tribunal d'exception, en "chambre ardente". A l'instigation de Milon de Mesme, évêque de Valence, est exécuté le seul portrait de Mandrin réalisé de son vivant,

     

    A la recherche de Mandrin à Valence

    sur Wikipedia

    Roué sur la place des Clercs, le corps de Mandrin sera ensuite exposé aux "fourches patibulaires" - à l'entrée de la ville - vers l'avenue Victor Hugo actuelle.

    Louis Mandrin mort, débute alors sa légende. 

     

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    J'avais choisi cette fresque de la tombe de Nebanon pour illustrer l'un des challenges du "tableau du samedi", sur le thème le chat et l'oiseau, sur mon autre blog (comme pour l'article précédant)

     

    Le chat chasseur de l'Egypte antique

    chat chassant parmi les papyrus - Entre Toiles et Papiers  / British Museum photo sur Flick

    Je l'avais choisie pour la précision de son dessin et son harmonie aussi. Mais elle nous en dit plus sur la place du chat dans la société de l’Égypte antique.

    On le voit, le chat est associé au chasseur, et s'avère très adroit, il chasse autant avec ses dents qu'avec ses pattes,

     

    Le chat chasseur de l'Egypte antique

    Wikipedia

     

    Un rôle dévolu au chien depuis. Mais les chats ont été domestiqués pour protéger les stocks de denrées lorsque après la sédentarisation, les hommes ont pratiqué l'agriculture. Pour les Égyptiens il aura toujours ce rôle de protecteur, mais dans un sens plus large encore, associé  à " pourfendeur du serpent Apophis". Il sera associé aussi à la déesse Bastet, protectrice des femmes enceintes et des enfants. Mais elle est aussi une féroce guerrière. Tout ce qu'est le chat en somme.

     

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    J'ai découvert son œuvre anti-colonialiste lors de recherches pour la publication hebdomadaire du "Tableau du Samedi" sur mon autre blog ICI, le thème de la semaine était le "pointillisme".  En tant que peintre, elle s'inscrit dans la mouvance post-impressionniste et particulièrement celle du divisionnisme, à la suite de Seurat,

     

    Lucie Cousturier, peintre, écrivain, et militante anti-colonialiste

    Musée de Vernon - exposition monographique de 2018

     

    Née dans un milieu aisé de la fin du XIXe siècle, la famille Bru qui commercialisa les  premières poupées en caoutchouc, elle s'intéresse tôt à la peinture et gravite dans un cercle intellectuel. Elle épouse l'écrivain Edmond Cousturier en 1900 et dès 1901, elle expose au salon des Indépendants.

    Pendant la première guerre mondiale le couple s'installe sur la côte d'Azur où Lucie Cousturier participe à l'alphabétisation des soldats d’un régiment tirailleurs sénégalais. Cette expérience fera basculer sa vie et fera d'elle une militante anti-colonialiste.

    En 1921-1922, elle passe sept mois en Afrique Occidentale dont elle rapporte des croquis et des notes qu'elle publiera dans plusieurs opus.

    Lucie Cousturier, peintre, écrivain, et militante anti-colonialiste

        Saint-Tropez, musée de l'Annonciade       Exposition de Vernon - Arts in the city

     

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  • Avant d'être adoptée à peu près partout dans le monde, la robe blanche était loin de faire l'unanimité lors des mariages. On le sait la symbolique du blanc varie selon les cultures et on préférait, dans la France des siècles derniers, se marier dans ses plus beaux atours. Le blanc aurait été abandonné au Moyen-Age pour revenir progressivement au cours de la Renaissance sans toutefois faire de l'ombre aux couleurs qui seront toujours privilégiées jusqu'à la fin du XIXe siècle. Ce serait la reine Victoria qui aurait introduit cette mode du blanc, vite relayée par les marchands de tissus et les couturiers.

    Mais là n'est pas l'objet de cet article. Je me base sur l'étude du costume comtadin et provençal que j'avais déjà effectuée, car plusieurs musées conservent des robes de mariées, toutes de couleur.

     

    Se marier en couleurs

    La Bastido - article sur le mariage provençal

     

    J'avais consacré un article à une exposition du Museom Arlaten "Vêtir nos identités",  et l'optique était non de citer des traditions plus ou moins bien digérées, mais remonter l'histoire du costume, ou plutôt du vêtement, après la Révolution et jusqu'à notre société de consommation où le vêtement est devenu aussi objet de consommation plus que d'identité.

    Cet article est motivé par une exposition que j'avais pu voir à Saint Rémy de Provence, consacrée justement à cette période, qui va jusqu'au tout début du XXe siècle, où le débat d'idées pouvait être violent et où on n'avait pas peur d'afficher ses opinions.

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  • Mais pas que...

    Devant son objectif les combattants posent sur les barricades.

    Bruno Braquehais : premier photo-reporter aux côtés des communards

    Barricade de la rue de Castiglione - Wikipedia

     

    Il faut imaginer les conditions de l'époque : un matériel lourd, encombrant, des temps de pose très long, d'où cet effet statique pris par les personnages. Bruno Braquehais (1823-1875) était ce que l'on appelait "un photographe d'art", spécialisé dans les nus plus ou moins érotisés. Sourd et muet de naissance, ses études au sein de l' Institut Royal des Sourds-Muets le mènent à Paris où il s'installe comme lithographe, puis comme photographe.

    Lors du premier siège de Paris par les Prussiens, puis lors de l'insurrection de la Commune, il ne fuit pas la ville comme la plupart des photographes connus d'alors. Au contraire, il va sillonner les rues pour photographier les hommes et les femmes, les immortalisant dans l'instant, si l'on peut dire. Il va ainsi devenir le premier photo-reporter de l'histoire de France, et entrer dans la postérité comme LE photographe de la Commune de Paris. Son travail, oublié, a été redécouvert lors de la commémoration du centenaire, en 1971.

    Ainsi, il a immortalisé les barricades, mais aussi des événements comme la mise à bas de la colonne Vendôme, symbole de l'Empire,

    Bruno Braquehais : premier photo-reporter aux côtés des communards

    La colonne et les badauds... francetvinfo.fr

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  • Et en parallèle, l'histoire des grands magasins qui ont quelque peu bouleversé l'histoire de la ville. J'ai précisé de Valence, car malheureusement les bâtiments des Nouvelles Galeries ont brûlé dans plusieurs villes de France, le pire incendie s'étant produit à Marseille en 1938 (sur le site du Vieux Marseille).

     

    1916 : l'incendie des Nouvelles Galeries de Valence

    21 février 1916, le dernier étage des Nouvelles Galeries prend feu à partir du parquet et atteint des bidons de résinol. Il faudra 9 heures aux pompiers pour éteindre l'incendie, et on le voit, comme à chaque fois, l'évènement attire les badauds. Le troisième étage est entièrement détruit et les autres sévèrement endommagés par le ruissellement de l'eau. 

    La reconstruction est confiée aux architectes historiques de la compagnie des Nouvelles Galeries, Léon Lamazière et son fils Marcel. Mais, en pleine guerre mondiale, la main d’œuvre est rare, ce n'est qu'à partir de 1920 que les travaux débutent et le magasin ré-ouvrira ses portes en 1922. C'est  l'immeuble que nous connaissons encore aujourd'hui,

     

    1916 : l'incendie des Nouvelles Galeries de Valence

     

    Comme d'autres de la ville, il est né de l'essor des grands magasins partout en France, au XIXe siècle, inaugurant un nouvel art de vivre, avec des endroits où ces dames pouvaient se promener, admirer toute sorte de produits sans avoir obligatoirement affairer à  des vendeurs-ses. Tout ça, alors que les maris se retrouvaient dans les tous nouveaux cafés, datant eux-aussi de la même période, et qui restaient interdits aux femmes.  On le voit bien, tout un art de vivre. ouch

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  • Si cela s'avère souvent utile de s'arrêter pour lire sa carte lorsqu'on fait une randonnée, que dire lorsqu'on apprend que Tomas Karlsson, amateur de course d'orientation a découvert de cette manière, et tout à fait par hasard un trésor inestimable daté de l'âge du bronze ?

    Fin avril 2021, alors qu'il se promène en forêt, cet adepte de la marche à pieds suédois trouve, à même le sol un collier et une parure en métal. Sur le moment il n'identifie pas ce métal et pense à des bijoux récents tant l'état de conservation est excellent, il se dit même qu'ils doivent être "made in Hong Hong"

    Connaissance des Arts

    Après qu'il ait signalé sa découverte, une équipe d'archéologues est venue examiner le site et ils ont estimé qu'il s'agit de bijoux en bronze datés de 750 à 500 avant notre ère ayant appartenu à une femme "haut placée". Une découverte majeure selon les chercheurs suédois.

     

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