• Je reprends le titre d'un article de la revue "Mémoire d'Ardèche" n° 131. Le 3 mars 1944 un hameau de Labastide de Virac,  dans le canton de Vallon Pont d'Arc, les Crottes, est pris d'assaut par  des feldgendarmes, des waffen-SS et des miliciens, les 15 habitants sont fusillés, les femmes de dos, et le village en partie brulé,

     

    "Un petit Oradour" en Ardèche

    Maisons encore en ruine -  Midi Libre

    Cinq jours plus tôt les nazis avaient été tenus en échec au Mas de Serret, une ferme de la même commune,  par des membres du maquis Bir Hakeim. Une dizaine d'entre-eux sont hébergés par les habitants du hameau des Crottes. Prévenus d'une proche attaque, ils le quittent dans la nuit du 2 au 3 mars, mais les habitants refusent d'abandonner le peu qu'ils ont.

    Furieux de ne pas trouver les maquisards, les Allemands (et des SS venus des pays de l'Est- 1), les français de la milices'emparent des quinze habitants et les fusillent en trois vagues. 

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  • Le centre ancien de la ville de Saint Paul Trois Châteaux abritait au Moyen Age un quartier juif, à l'instar de nombreuses villes de Provence, les "Carrières" qui ont laissé des traces notamment dans le nom de rues ou de quartiers. Ici il reste une rue "Juiverie".

     

    Dans une cave voûtée, souvent inondée,  proche du Palais épiscopal, les archéologues de L'inrap ont mis à jour les restes de ce qui pourrait être une piscine rituelle,

    "un potentiel mikvé, selon Claude de Mecquenem de l'Inrap, spécialiste en archéologie hébraïque."

     

    Découverte d'un bain rituel dans le quartier juif médiéval de Saint Paul Trois Châteaux

    France 3 régions

     

     

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  • Soyons : des millenaires de peuplement humain

    le site du village de Soyons

     Situé en bordure du Rhône et au pied du massif de Malpas, le village de Soyons actuel s'étire le long de la "86". Mais le site a été occupé depuis la préhistoire par les hommes de Neandertal.

    La revue Archéologia d'octobre 2017 lui consacre un article dans la rubrique "visite"

    Soyons : des millenaires de peuplement humain

    "Notre rubrique "Visite" s'intéresse à Soyons, en Ardèche. De la Préhistoire au Moyen Âge, ce village est un livre ouvert sur l'histoire de la moyenne vallée du Rhône. Des incroyables grottes creusées dans le calcaire aux sous-sols de l’agglomération actuelle, une occupation continue y a été révélée"

     

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  • Si les gallo-romains avaient établi leurs habitats dans les plaines, au bord des voies de navigation et de liaison, au Moyen-Age bien souvent, les villages sont grimpés sur les collines, serrés sur ou près d'une motte castrale et bien entendu, une église.

    Cet article est le résultat d'une exposition qui s'est tenue à Livron, exemple drômois de village perché qui de nos jours s'étale le long du Rhône et de la fameuse Nationale 7, même si elle a parfois perdu cette appellation.

     

    Les villages perchés : un héritage médiéval

    depuis la mairie et la salle où se tenait l'exposition : en premier plan les maisons qui longent la nationale et derrière, en haut de la colline, le village "médiéval"

     

    Très documentée, cette exposition mise en œuvre par Patrick Berger revenait sur l'histoire, les caractéristiques des villages perchés de Drôme et d'Ardèche, souvent moins connus que leurs voisins de PACA, mais tout aussi intéressants.

     

    Il est vrai que ce type d'habitat est typiquement méditerranéen,  il a correspondu au Moyen-Age à un nouveau mode de vie, hérité peut-être des Gaulois, voire de la période préhistorique, plus que de celui des Romains. Qu'ils soient défensifs, ou dus à la nécessité de se regrouper autour de ressources moindres, ils peuvent aussi être plus ostentatoires lorsque le seigneur désirait que son palais puisse être vu de loin, ainsi celui  des Adhémar à Montélimar,

     

    Les villages perchés : un héritage médiéval

    les fortifications n'existaient pas à l'origine et la demeure romane était dominée par une terrasse ouvragée, aujourd'hui transformée en loggia vitrée. Il reste à savoir s'il reste un exemple unique, ou s'il n'est que le seul du XIIe siècle qui nous soit parvenu parce qu'il était construit en pierre et non en bois. Mes connaissances ne me permettent pas de répondre à cette question. La chapelle voisine, plus ancienne, était paroissiale.

    Les critères qui définissent un village perché ne sont pas toujours la hauteur, je reproduis ici l'un des panneaux de l'exposition :

    Les villages perchés : un héritage médiéval

     

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  • "Gyptis" : c'est le nom donné par les chercheurs du CNRS au navire qu'ils ont construit pour savoir comment les Grecs de Phocée ont traversé la Méditerranée jusqu'au site de l'actuelle Marseille.

     

    Gyptis :  à la recherche du mythe de la fondation de Marseille

     

     

    On le sait, les Grecs de l'Antiquité étaient de grands aventuriers qui ont sillonné la Méditerranée pour chercher de nouveaux comptoirs. Il y a 2600 ans des navires venus de Phocée, cité Ionienne, aujourd'hui la ville turque de Foça, ont traversé la mer pour fonder la ville de Massalia. Le mythe raconte que Photis décide de jeter l'ancre et de descendre à terre pour que ses compagnons puissent se reposer. Ils se sont si bien intégrés que quelques temps plus tard il épouse Gypsis, la fille du chef local des Ségobriges, scellant ainsi le sort de la  nouvelle ville.

    Des fouilles menées en 1993, sous la place Jules Verne, près du Vieux Port, mettent à jour deux épaves, ainsi que les vestiges d'un port antique. Deux navires, un petit voilier de commerce et une barque de pêche, qui appartenaient à la seconde génération des fondateurs de Marseille. Du mythe à la réalité.

     

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