• Le Cambodge à la reconquête de son patrimoine

    Au XIXème siècle, le pays était pillé par les musées occidentaux, sans oublier les collectionneurs privés. Depuis, le pillage n'avait pas forcément pris fin et le Cambodge a connu des périodes difficiles. Aujourd'hui, archéologues, historiens,etc. ; font ressortir de la jungle le passé brillant de la civilisation Khmère, que ce soit le site mythique de la cité d'Angkor, classé au Patrimoine mondial,  ou la recherche de la capitale historique,  

    Depuis plusieurs années le musée Guimet est engagé dans un processus d'échange avec le musées national du Cambodge,  Deux têtes sculptées vont retrouver leurs corps,

     

    Le Cambodge à la reconquête de son patrimoine

    La tête de la statue Harihara, le 19 Janvier 2016, à laquelle un employé du musée national de Phnom Penh attache un socle en bois.© AFP PHOTO / TANG CHHIN SOTHY  sur http://geopolis.francetvinfo.fr

    La tête de Harihara, divinité féminine hindoue, a retrouvé son buste exposé au musée de Phnom Penh.

    Au mois de mars 2016,  les pieds et le piédestal de la statue de Devi, épouse de Shiva, récemment découverts sur le site de Koh-Ker vont rejoindre la statue du Xe siècle détenue par le musée Guimet. Ce site pourrait être celui de l'ancienne capitale Mahendraparvata, fondement même de l'empire Khmer.  

    Déjà, en 2011, débute un processus de restitution de trois statues, victimes d'un pillage du temple de Koh Ker, à 80 kilomètres au nord-est des fameux temples d'Angkor. Mises en vente chez Sotheby's à New York, Christie's, ou encore déjà achetée par le musée de Pasadena, elles sont restituées au Cambodge après des tractations, ou des batailles judiciaires. Le Cambodge entend ainsi petit à petit poursuivre le rapatriement des œuvres d'art volées sur les sites historiques.

     

    Le Cambodge à la reconquête de son patrimoine

    http://www.lemonde.fr

     

    Reconstitution du groupe figurant le combat final du Mahabharata. Le Duryodhana bondissant, au centre du groupe, est l'une de ces sculptures qui ont été restituées en 2014 à leur pays d'origine.

    Il s'avère que c'est bien aux pays d'origine des œuvres d'art, et à leur habitants, de les défendre et de les protéger, car ils sont les seuls à pouvoir en estimer la valeur culturelle. Cela pourrait constituer une réponse à la question posée ici "Faut-il restituer les collections des musées à leurs pays d'origine?" article ICI,  mais aussi à celles posées par les conflits au Proche-Orient.  Qui, mieux que leurs habitants, peuvent protéger les œuvres d'art des pilleurs et des destructions ? La question reste posée, mais il devient urgent d'y répondre.

     

     


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