• L'église de cette commune de Haute Vienne renferme deux "trésors" provenant de l'Abbaye de Grandmont : la châsse reliquaire et la dalmatique dites de Saint Etienne de Muret.

     

    La dalmatique de l'église d'Ambazac

    Une dalamatique est un vêtement liturgique, apparu à Rome au IIe siècle, à l'origine proche de la tunique, elle doit son nom aux vêtements de laine de Dalmatie - province de l'actuelle Croatie. La liturgie chrétienne l'adopte et lui donne sa forme symbolique de croix, dont chaque partie est strictement codifiée et symbolique. Malgré tout sa forme évolue au fil des siècles en fonction de celle des usages liturgiques.

    La dalmatique de Saint Etienne provenait de l'abbaye de Grandmont et a été attribuée à la paroisse d'Ambazac à la Révolution. Il semble qu'elle était alors encore en usage ce qui expliquerait les nombreuses réparations. Il s'agit d'un vêtement du XIIIe siècle réalisé en Espagne dans une étoffe "hispano-mauresque", fabriquée par les maures pour les chrétiens, sans doute rapporté par un pèlerin de Saint Jacques de Compostelle. Contrairement à la légende qui attribue à la Reine Mathilde la donation des objets précieux de l'Abbaye de Grandmont. Tous sont postérieurs à sa mort, en 1164 : les études menées sur la dalmatique confirment que son tissu ne saurait être antérieur au XIIIe siècle. 

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  • En 2013 les archivistes préparent un déménagement des archives diocésaines de Lyon et amorcent un tri. Au cours de ce travail, l'une d'entre eux découvre un manuscrit non référencé, constitué d'un ensemble de neufs cahiers, sur parchemin.

    Découverte et restauration d'un manuscrit carolingien à Lyon

    Le Progrès

     

     

    Après deux ans de restauration, Claire Dantin, Restauration Conservation d’Œuvres d’art, École de Condé, publie ses conclusions sur le site du CNRS il s'agit d'un codex de l'époque carolingienne, ce qui en fait une découverte majeure, car il est très rare  aujourd'hui de trouver des manuscrits non connus de cette époque.

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  • Sous ce terme plutôt poétique se cache la razzia menée par le régime de Vichy sur les métaux non ferreux, nécessité de la guerre oblige, et notamment sur les monuments et autres statues de nos villes et nombre d'entre eux ont disparu dans les fonderies  allemandes. La seconde guerre mondiale a particulièrement été destructrice, entre les bombardements intensifs, les dynamitages, et le vol qualifié d'ouvrages d'art. Les monuments à nos grands hommes n'y ont pas échappé.

    Les "Vendanges de bronze" à Valence

    Le monument à Emile Augier fondu en 1942

    Une  collecte "volontaire" d'objets usuels est lancée en juillet 1941, " l'Etat paie le plomb six francs le kilo et 30 francs pour le cuivre et ses alliages, laiton, bronze, maillechort."(*) Les français ne croient pas que cette collecte profite à l'Etat Français et pensent qu'elle est destinée à l'Allemagne, et elle est un échec.

    Le 11 octobre 1941, le gouvernement de Vichy organise l'enlèvement des statues et monuments en métaux non ferreux :

    Article 1er. Il sera procédé à l’enlèvement des statues et monuments en alliage cuivreux sis dans les lieux publics et dans les lieux administratifs, qui ne présentent pas un intérêt artistique ou historique.

    Article 2. Une commission sera créée dans chaque département pour déterminer les statues et monuments qui devront être conservés, en raison de leur caractère artistique ou historique. Des arrêtés pris par le Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Jeunesse fixeront la composition de ces commissions.

    Le prétexte : le traitement de la vigne et des pommes de terre, mais en fait de sulfatage les statues prennent le chemin de l'Allemagne, ou de fonderies en tant que "vieux métaux destinés à la refonte".

     

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  • Non je ne viens parler du célèbre ouvrage d'Augustin Thierry (*), mais d'une exposition qui lui emprunte son titre, et qui a lieu au Musée de Cluny, jusqu'au 13 février prochain. Elle se fixe comme ambition de montrer la richesse culturelle de cette période franco-française, puisqu'elle prend comme référence une dynastie bien précise, les Mérovingiens, période qui ne jouit pas d'une bonne réputation, reléguée dans les ténèbres de l'histoire et bien méconnue.

    "Les Temps mérovingiens" au Musée de Cluny

    Trois siècles, au carrefour de l'histoire et des influences culturelles, des héritages, celtes,  romains, nordiques, etc, durant lesquels nait la civilisation européenne médiévale. Dans cette période de transitions, s'élaborent des formes d'arts, dans la filiation des héritages, mais qui sont surtout originales.

     

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  • L'homme retrouvé dans les glaces des Alpes de l'Ötztal, près de Hauslabjoch sur la frontière entre l'Autriche et l'Italie, en 1991 par deux touristes allemands, ne cesse de passionner le public et les chercheurs. Son état de conservation explique ceci : il en apprend beaucoup sur les hommes du chalcolithique.

    Ötzi – l'homme des glaces livre ses secrets

    reconstitution du musée de Quinson

     

    J'ai pu voir l'exposition proposée en 2001 au Musée de la Préhistoire des Gorges du Verdon, et j'ai été à la fois impressionnée par la reproduction de la momie, mais aussi intéressée par son histoire qui témoigne de la dureté des conditions de vie des hommes de la préhistoire.  Mais on ne peut qu'être admiratif devant sa capacité d'adaptation à ces conditions très rudes.

    L'étude publiée, le 18 août dernier, par l'équipe de Niall O'Sullivan de l'Académie européenne de Bolzano en Italie, démontre grâce à l'analyse d'une mitochondrie que l'homme des glaces avait une "garde robe" constituée de peaux de bêtes, ils en ont trouvé cinq différentes, choisies  avec soin en relation avec la partie du corps qu'elles allaient recouvrir.  Revue "Scientific Reports".

     

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