• L'histoire de Châteauneuf sur Isère, située au confluent de l'Isère et du Rhône, est liée à l'existence d'une molasse de belle qualité qui a servi à la construction depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen-Age dans toute la région, notamment à Valence et Romans où elle est la pierre des principaux monuments.

    Le village troglodyte est lié aux carrières de molasse, il est dominé par cette cheminée de fée.

    Les carrières sont exploitées jusqu'à la fin du XIXe siècle, où le ciment vient la concurrencer. Elles sont pour un temps transformées en champignonnières, jusqu'à la crise du champignon dans les années 1980.

    Aujourd'hui, elles se visitent sur les sites du Châtelard, de la Combe, Picard, Guillot.

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  • Un ouvrage conservé à la bibliothèque Méjanes d'Aix en Provence propose un nuancier qui sur 800 pages compile toutes les couleurs et leurs nuances,

     

    Le nuancier d'Aix en Provence

     

    En 1692, soit 271 ans avant le nuancier de Pantone, l'artiste connu sous le nom de A.Boogert, explique à la fois l'utilisation de la couleur dans la peinture, et l'art de nuancer les teintes grâce à l'aquarelle diluée à l'eau, et par le mélange des couleurs.

     

    Le nuancier d'Aix en Provence

     

    Cet ouvrage pédagogique est le plus complet pour son époque.

     

    Le nuancier d'Aix en Provence

    Miroir éclairé de la peinture A. Boogert

     

    La bibliothèque Méjanes : http://www.citedulivre-aix.com/citedulivre/

     


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  • L'église de cette commune de Haute Vienne renferme deux "trésors" provenant de l'Abbaye de Grandmont : la châsse reliquaire et la dalmatique dites de Saint Etienne de Muret.

     

    La dalmatique de l'église d'Ambazac

    Une dalamatique est un vêtement liturgique, apparu à Rome au IIe siècle, à l'origine proche de la tunique, elle doit son nom aux vêtements de laine de Dalmatie - province de l'actuelle Croatie. La liturgie chrétienne l'adopte et lui donne sa forme symbolique de croix, dont chaque partie est strictement codifiée et symbolique. Malgré tout sa forme évolue au fil des siècles en fonction de celle des usages liturgiques.

    La dalmatique de Saint Etienne provenait de l'abbaye de Grandmont et a été attribuée à la paroisse d'Ambazac à la Révolution. Il semble qu'elle était alors encore en usage ce qui expliquerait les nombreuses réparations. Il s'agit d'un vêtement du XIIIe siècle réalisé en Espagne dans une étoffe "hispano-mauresque", fabriquée par les maures pour les chrétiens, sans doute rapporté par un pèlerin de Saint Jacques de Compostelle. Contrairement à la légende qui attribue à la Reine Mathilde la donation des objets précieux de l'Abbaye de Grandmont. Tous sont postérieurs à sa mort, en 1164 : les études menées sur la dalmatique confirment que son tissu ne saurait être antérieur au XIIIe siècle. 

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  • En 2013 les archivistes préparent un déménagement des archives diocésaines de Lyon et amorcent un tri. Au cours de ce travail, l'une d'entre eux découvre un manuscrit non référencé, constitué d'un ensemble de neufs cahiers, sur parchemin.

    Découverte et restauration d'un manuscrit carolingien à Lyon

    Le Progrès

     

     

    Après deux ans de restauration, Claire Dantin, Restauration Conservation d’Œuvres d’art, École de Condé, publie ses conclusions sur le site du CNRS il s'agit d'un codex de l'époque carolingienne, ce qui en fait une découverte majeure, car il est très rare  aujourd'hui de trouver des manuscrits non connus de cette époque.

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  • Sous ce terme plutôt poétique se cache la razzia menée par le régime de Vichy sur les métaux non ferreux, nécessité de la guerre oblige, et notamment sur les monuments et autres statues de nos villes et nombre d'entre eux ont disparu dans les fonderies  allemandes. La seconde guerre mondiale a particulièrement été destructrice, entre les bombardements intensifs, les dynamitages, et le vol qualifié d'ouvrages d'art. Les monuments à nos grands hommes n'y ont pas échappé.

    Les "Vendanges de bronze" à Valence

    Le monument à Emile Augier fondu en 1942

    Une  collecte "volontaire" d'objets usuels est lancée en juillet 1941, " l'Etat paie le plomb six francs le kilo et 30 francs pour le cuivre et ses alliages, laiton, bronze, maillechort."(*) Les français ne croient pas que cette collecte profite à l'Etat Français et pensent qu'elle est destinée à l'Allemagne, et elle est un échec.

    Le 11 octobre 1941, le gouvernement de Vichy organise l'enlèvement des statues et monuments en métaux non ferreux :

    Article 1er. Il sera procédé à l’enlèvement des statues et monuments en alliage cuivreux sis dans les lieux publics et dans les lieux administratifs, qui ne présentent pas un intérêt artistique ou historique.

    Article 2. Une commission sera créée dans chaque département pour déterminer les statues et monuments qui devront être conservés, en raison de leur caractère artistique ou historique. Des arrêtés pris par le Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Jeunesse fixeront la composition de ces commissions.

    Le prétexte : le traitement de la vigne et des pommes de terre, mais en fait de sulfatage les statues prennent le chemin de l'Allemagne, ou de fonderies en tant que "vieux métaux destinés à la refonte".

     

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