• L'engouement des riches voyageurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe pour la civilisation étrusque, qui venait de ressurgir de l'oubli, a tenté les faussaires.

    Ainsi lorsque le Metropolitan Museum de New York acquiert entre 1915 et 1921 trois statues de guerriers en terre cuite, réduites à l'état de fragments, aucun expert alors, ne se doute de la supercherie,

     

     L'affaire des faux guerriers étrusques

     J'ai découvert cette affaire dans l'un des articles de l'ouvrage de Jean-Paul Thuillier :

    "Les Etrusques - la Fin d'un Mystère" (*)

    Les statues sont restaurées et exposées en 1933. Ce n'est que dans les années 1960 que la supercherie sera découverte et révélée, il s'agit de faux réalisés en 1914 dans un atelier d'Orvieto, par les frères Riccardi et leur complice Domenico Fuschini avec la contribution du sculpteur Alfredo Fioravanti.  Le 15 janvier 1961, à la suite d'analyses chimiques qui ne laissent pas la place au doute, le MET reconnait que ces statues sont des faux.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Situé au nord d'Israël, Atlit était l'une des dernières implantations des croisés occidentaux au Proche Orient. Le site comprend un fort, le château Pèlerin, construit au XIIIe siècle et confié aux Templiers, et un important cimetière chrétien découvert en 1934 en dehors des remparts. (1)

     

    Fouilles du cimetière chrétien d'Atlit : étude des tombes des croisés

    Fouilles du cimetière d'Atlit - Institut français d'Israël

    Depuis 2015 des fouilles ont été entreprises pour étudier les tombes des croisés,  comprendre l'organisation de ce cimetière, retrouver des identités et tenter d'éclaircir les coutumes funéraires. Au Moyen-Age l’Église exigeait qu'un chrétien soit inhumé dans le cimetière de sa paroisse. Pour ces croisés, chevaliers, soldats, pèlerins, marchands, etc, dont les dépouilles ne pouvaient pas être rapatriées en Europe, ce ne devait pas être simple d'accepter d'être inhumé en Palestine, hors bien sûr de la proximité du tombeau du Christ pour lequel ils étaient venus jusque là. (2)

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Dans plusieurs paroisses de la Drôme des statues de la Vierges sont appelées ainsi car elles ont été érigées suite au vœu implorant la Vierge d'épargner la ville ou le village pris dans la déroute des troupes allemandes et l'avancée, et surtout les bombardements, des alliés.

     

    Les "Vierges du Voeu"  du 15 août 1945

    Vierge en prière qui domine la ville de Montvendre

    Le site "musée de la Résistance" dresse l'histoire de ces statues et oratoires qui marquent ainsi à la fois la joie de ces communes d'avoir été, globalement, épargnées et une volonté de réveiller la ferveur religieuse. Dans la plupart des paroisses concernées il s'agit d'un mouvement lancé, en juillet 1944, par l'évêque de Valence, Monseigneur Pic, qui s'était opposé à l’antisémitisme et avait condamné l'occupation allemande, et la date du vœu est fixée au 15 août 1945

    A Die, c'est le curé Jean Bossan qui incite ses paroissiens à implorer la protection de la Vierge en prométant de remplacer une statue, voeu qui sera réalisé, malgré l'occupation de la ville, en 1948.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Pour s'aventurer hors des temps historiques, un petit détour par l'histoire des sciences, histoire toujours en train de s'écrire, au centre de la Pangée, ce méga-continent  défini par Alfred Wegener, "inventeur" de la notion de dérive des continents, qui a évolué vers celle de "tectonique des plaques".

    Au départ de mon propos, un village de la Drôme qui a été désigné comme le "centre de la Pangée", la Baume Cornillane, soit la grotte des Cornillans, situé au pied du Vercors, et ce sont plus précisément ces roches là, soulevées par la tectonique, qui seraient au centre du continent originel,

    Au centre de la Pangée

    Thierry Monod et Charles Régimbeau ont montré que la France se trouvait au centre de ce mégacontinent et plus exactement la Drôme actuelle et il l'ont placé  à la Baume Cornillane (panneau explicatif placé au sommet du village).

     

    Au centre de la Pangée

     Cartes : Hitek.fr

    Sur ces cartes de ce que devait être la Pangée, on peut situer la France et, à peu près la Drôme. C'est vrai que vue ainsi, l'acceptation peut se concevoir.

    Au centre de la Pangée

    Géologues prospecteurs

    Par delà ce détour local, il faut situer cette découverte dans son époque, avant la 1ère guerre mondiale : Alfred Wegener, astronome et climatologue allemand cite pour la première fois ce terme dans une conférence en 1912, puis dans son ouvrage "La Genèse des continents et des océans" publié en 1915.  Il parle aussi pour la première fois de translation horizontale des continents. Il faudra attendre 40 ans pour que sa théorie trouve un écho chez ses confrères géologues et que la dérive des continents, comme la formation des reliefs, a été démontrée par les géophysiciens, à la suite de plusieurs découvertes et constations, notamment par l'étude des fonds marins.

     

    Au centre de la Pangée

    Musée du Nouveau Brunswick

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • La grande réforme de l'époque carolingienne a permis l'entrée de la médecine dans le domaine des sciences, ainsi que la connaissance des plantes. (1) Charlemagne initie la rédaction d'un code destiné à ses villici, les gouverneurs de ses domaines (villæ, villis), connu sous le nom de capitulaire De Villis, Capitulare de Villis vel curtis imperii.

     Un seul exemplaire en a été conservé à la bibliothèque de Wolfenbüttel en Allemagne.

     

    Le capitulaire de Villis - la réforme carolingienne à l'origine de nos jardins et de la pharmacopée médiévale

    calendrier des activités par saisons - Wikipedia

    Ce code permet d'avoir une connaissance des plantes cultivées à l'époque carolingienne, sur leurs usages,
     

    capitule 23 : "Que l’on distribue à temps dans nos ateliers féminins, selon l’usage, le lin, la laine, la guède, le vermillon, la garance, les peignes à carder la laine, les chardons , le savon, la graisse, les petits récipients et autre matériel nécessaire en ces lieux." (2)

    mais il définit aussi ce que sera le jardin médiéval, monastique principalement,  et ses différents espaces, hérités du jardin romain,

    • l'herbularius, jardin des simples
    • l'hortus , le potager
    • le viridarium, le verger

     

    Lire la suite...


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires