• "Les Temps mérovingiens" au Musée de Cluny

    Non je ne viens parler du célèbre ouvrage d'Augustin Thierry (*), mais d'une exposition qui lui emprunte son titre, et qui a lieu au Musée de Cluny, jusqu'au 13 février prochain. Elle se fixe comme ambition de montrer la richesse culturelle de cette période franco-française, puisqu'elle prend comme référence une dynastie bien précise, les Mérovingiens, période qui ne jouit pas d'une bonne réputation, reléguée dans les ténèbres de l'histoire et bien méconnue.

    "Les Temps mérovingiens" au Musée de Cluny

    Trois siècles, au carrefour de l'histoire et des influences culturelles, des héritages, celtes,  romains, nordiques, etc, durant lesquels nait la civilisation européenne médiévale. Dans cette période de transitions, s'élaborent des formes d'arts, dans la filiation des héritages, mais qui sont surtout originales.

     

    Ainsi l'art des manuscrits, tant la calligraphie qui évolue, oublie la rigueur romaine, que l'enluminure, encore balbutiante, pose les jalons de ce qui sera un des arts majeurs du Moyen-Age européen. En parallèle avec l'art insulaire qui marquera jusqu'à nos jours la culture irlandaise, ne serait-ce que l'écriture, les Francs de l'époque mérovingienne élaborent un ensemble cohérent, les enluminures affichent leur caractère ornemental. Peu à peu la figure humaine va apparaître.

    Un soin tout particulier est apporté à l'écriture, et si les moines irlandais écrivent à main levée,  ceux de Luxeuil, Laon, Saint Denis, Corbie, Chelles, s'appliquent à tracer avec règle et compas leurs initiales.

    "Les Temps mérovingiens" au Musée de Cluny

    Sacramentarium gelasianum [Sacramentaire gélasien, dit de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert)]

    L'un des manuscrits présentés dans l'exposition, sélectionnés parmi la centaine qui constituent la collection de la Bibliothèque Nationale.

    Si l'écriture se développe principalement dans les monastères, pour la pratique du culte, elle est aussi appliquée au séculier, dans la chancellerie, les épitaphes, ou comme sur la bague de sainte Radegonde, sous forme de rébus.

    "Les Temps mérovingiens" au Musée de Cluny

    BNF

    PS, j'avais travaillé l'écriture mérovingienne, à partir d'un manuscrit de Luxeuil, dans l'atelier de calligraphie d'Avignon - et je peux assurer que c'est sans doute la plus difficile que j'ai pu essayer. J'avais choisi d'illustrer la devise de Saint Colomban, 

    Sit Tollis Libertatem

    Tollis Dignitatem

    Si tu ôtes la liberté, tu ôtes la dignité- Épitre IV

    "Les Temps mérovingiens" au Musée de Cluny

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voir ici

    Juste pour dire que j'irais bien volontiers visiter cette exposition... Si vous aussi cela vous tente :

    Musée de Cluny

     

    (*) Retrouvez l'ouvrage d'Augustin Thierry sur Gallica

     


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 08:25

    Bonjour Fardoise, très intéressante cette expo, mais bien trop loin pour moi C'est une époque qui me parle et j'aurais bien aimé la voir, un manteau de mystère a été posé sur cette période.
    Cette écriture est en effet très compliquée, elle a du te donner du fil à retordre!

    Bon dimanche à toi, bises.

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    2
    Dimanche 4 Décembre 2016 à 09:01

    Je suis tentée, mais c'est loin pour moi aussi, loin et cher... Elle est très compliquée surtout parce qu'en plus elle est très précise.

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