• Le sac de Béziers

    22 juillet 1209

    L'été est chaud et le siège devant Béziers s'annonce long et difficile car la ville est bien défendue. L'armée des croisés comprend des centaines de milliers d'hommes, chevaliers et barons, mais aussi des valets et des ribauds recrutés n'importe où et surtout n'importe comment, hommes de peu à qui l'on a promis indulgences et pardon.

    Les bourgeois de Béziers exhortés pas le vicomte de Trencavel se préparent à la résistance et refusent de livrer les cathares réfugiés dans la ville.

     

    Le sac de Béziers

    Béziers - Wikipedia

    Les ribauds installent leur campement et pour se rafraîchir se baignent dans l'Orb. Les assiégés les voyant sans armes tentent une sortie. Les ribauds se ressaisissent et contre attaquent, poursuivent les Biterrois et entrent dans la ville. (*)

    La suite est racontée dans « la Croisade contre les Albigeois » commencée par Guillaume de Tulède et terminée par un poète anonyme. Écrite en occitan, elle est traduite ici par Paul Meyer:

     

    Le sac de Béziers

     5 – l'église de la Madeleine
    6- Montréal et Fanjaux sont pris après Carcasonne.

    (*) Cette version est donnée par Wikipédia et le propos n'est pas de reconstituer la scène, simplement de tenter de se reporter 800 ans en arrière, dans les conditions de ce début de croisade et de comprendre les motivations de part et d'autre. D'une part les assiégés qui comptent sur le secours de Raymond-Roger de Trencavel, parti pour Carcassonne après la négociation avortée de Montpellier. Ils préfèrent, selon la tradition, se jeter à la mer plutôt que de se rendre. Seuls les juifs, qui ont suivi le vicomte de Trencavel et quelques habitants qui partirent avec l'évêque, quittèrent la ville. Ils seront les seuls sauvés, car s'il est difficile et assez vain de s'entendre sur le nombre de morts, (*) il est admis que tous les habitants sont massacrés. 

    Les croisés sont partis pour une guerre éclair et veulent faire de Béziers un exemple qui marquera les mémoires et dissuadera toute résistance de la part des autres cités. Carcassonne, qui n'était pas encore la cité retranchée qu'elle est aujourd'hui, ne résistera que quinze jours, assoiffée par cet été chaud qui tarit les puits de la ville. Narbonne préfère payer un tribut et les châteaux trop faibles se rendent. Raymond Roger est fait prisonnier et la vicomté est offerte à un chevalier qui s'était illustré lors du siège : Simon de Montfort.

     

    La conquête allait pouvoir commencer.

     

    Le sac de Béziers

    Le massacre des Albigeois -Chroniques de Saint-Denis - Wikipedia

    (*) selon le mot de Michel Roquebert dans "l'Épopée Cathare" certains historiens "ont perdu leur sang froid" et tenté de minimiser l'ampleur de ce massacre et- ou d'en reporter la responsabilité sur les seuls ribauds (ou routiers selon les lieux et les époques, mais ce sont bien les mêmes auxiliaires indispensables des guerres du Moyen Âge). Il semble bien que le mot attribué à l'abbé de Cîteaux "Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens", traduise en fait l'état d'esprit des croisés, qui dans l'affolement de l'instant se sont rués sur les armes, la chanson dit "allons nous armer", pour suivre les ribauds.

    Vers d'autres articles :

    sur Crozada d'Uei : « Tuez-les tous ; Dieu reconnaîtra les siens.»

    http://www.croisade-albigeois-2009-2013.org/Le-Recit-Historique/l-tuez-les-tous-dieu-reconnaitra-les-siensr.html
    et http://sergigoudard.skyrock.com/2550787669-Les-DEUX-massacres-de-Beziers-1167-et-1209.html


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