• L'affaire des faux guerriers étrusques

    L'engouement des riches voyageurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe pour la civilisation étrusque, qui venait de ressurgir de l'oubli, a tenté les faussaires.

    Ainsi lorsque le Metropolitan Museum de New York acquiert entre 1915 et 1921 trois statues de guerriers en terre cuite, réduites à l'état de fragments, aucun expert alors, ne se doute de la supercherie,

     

     L'affaire des faux guerriers étrusques

     J'ai découvert cette affaire dans l'un des articles de l'ouvrage de Jean-Paul Thuillier :

    "Les Etrusques - la Fin d'un Mystère" (*)

    Les statues sont restaurées et exposées en 1933. Ce n'est que dans les années 1960 que la supercherie sera découverte et révélée, il s'agit de faux réalisés en 1914 dans un atelier d'Orvieto, par les frères Riccardi et leur complice Domenico Fuschini avec la contribution du sculpteur Alfredo Fioravanti.  Le 15 janvier 1961, à la suite d'analyses chimiques qui ne laissent pas la place au doute, le MET reconnait que ces statues sont des faux.

    D'autres musées auront connu les mêmes déboires comme  le Louvre avec le collier "Campana" restauré à la manière étrusque. Quatre casques en bronze conservés à Saint Pétersbourg, Londres, Paris et Budapest, s'avèreront aussi être des faux.  Tout comme un sarcophage  de type Caere, dit "des époux" et conservé au British Muséum.

    Voir la liste dans l'article de Wikimonde ICI

    Les faussaires ont donc profité de cette mode de l'objet archéologique, qui a été aussi, malheureusement,  à l'origine du pillage des tombes et des sites archéologiques, en Italie et ailleurs.

    ***********************************

    (*)  Massimo Pallottino dans l'article reproduit ici, démontre qu'il s'agit même de faux grossiers.

    Voir aussi Wikipedia : "Les faux guerriers étrusques"

     

     


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  • Commentaires

    1
    Maurice
    Lundi 5 Novembre à 18:47

    On peut aussi se poser la question d'authenticité concernant des grands bronzes Etrusques , coulés selon la méthode à la cire perdue, datés entre le Ve et le Ier BC, et tous découverts au XVIe. Par exemple

    Arringatore ou Aule Metele (l’Orateur), Ier B.C.

     La Chimère d’Arezzo, Ve B.C.

     Idolino di Pesaro, 30 B.C.

     Minerve d’Arezzo, IIIe-IIe B.C.,

        Medici Riccardi horse head

     

     

      • Mardi 6 Novembre à 08:19

        Merci pour ces précisions, effectivement leur facture peut faire douter.

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