• Joan Of Arc

    Joan Of ArcStatue dans le jardin des Doms- Avignon

     la statue a été placée là en hommage rendu en 1996 au millénaire capétien.

    La chanson de Léonard Cohen rend  toute cette ambiguïté entre le mythe et la réalité, derrière l'admiration :

    Now the flames they followed Joan of Arc
    as she came riding through the dark;
    no moon to keep her armour bright,
    no man to get her through this very smoky night.
    She said, "I'm tired of the war,
    I want the kind of work I had before,
    a wedding dress or something white
    to wear upon my swollen appetite."

    Well, I'm glad to hear you talk this way,
    you know I've watched you riding every day
    and something in me yearns to win
    such a cold and lonesome heroine.
    "And who are you?" she sternly spoke
    to the one beneath the smoke.
    "Why, I'm fire," he replied,
    "And I love your solitude, I love your pride."

    "Then fire, make your body cold,
    I'm going to give you mine to hold,"
    saying this she climbed inside
    to be his one, to be his only bride.
    And deep into his fiery heart
    he took the dust of Joan of Arc,
    and high above the wedding guests
    he hung the ashes of her wedding dress.

    It was deep into his fiery heart
    he took the dust of Joan of Arc,
    and then she clearly understood
    if he was fire, oh then she must be wood.
    I saw her wince, I saw her cry,
    I saw the glory in her eye.
    Myself I long for love and light,
    but must it come so cruel, and oh so bright?

    http://www.leonardcohensite.com

     

    Joan Of Arc

    Une autre statue de Jeanne d'Arc à Avignon - dans  l'une des nombreuses niches


    A retrouver sur le site la version de Graeme Allwright.

    Il s'agit d'une version en français, non d'une traduction littérale

    Jeanne d'Arc

    Jeanne, les flammes l'ont suivie
    quand elle chevauchait dans la nuit,
    pas de lune pour l'éclairer,
    ni personne pour la guider.

    Je suis si lasse de la guerre,

    j'ai tant envie des travaux de naguère,
    d'une longue robe de mariée
    pour habiller mon appétit grossier.

    Ah, quel plaisir de te l'entendre dire,
    je te guettais avec tant d'ardeur,
    tu sais bien que je désire,
    Jeanne, ta solitude, ta froideur.

    Et qui es tu demanda t'elle
    à cette voix dans la fumée,
    Je suis le feu, voyons, ma belle,
    et ton orgueil de glace me fait rêver.

    Alors, feu, tiédis ton corps,
    je te donne le mien, sois fort.
    Sur ces mots, Jeanne s'est lancée
    pour l'épouser à jamais.

    Le cœur de braise avait gardé
    ta place, Jeanne, de mariée,
    et la noce fut couronnée
    de la robe toute noire et brûlée.

    Le cœur de braise avait gardé
    ta place, Jeanne, de mariée,
    elle a compris, c'était son lot,
    que pour qu'il brille, elle devait être fagot.

    J'ai vu ses cris, vu sa douleur,
    j'ai vu la gloire dans ses pleurs.
    Je ne sais comment peuvent s'allier
    tant de lumière, tant de cruauté

    Jeanne d'Arc n'a pas fini de nous faire rêver, sa légende attise encore aujourd'hui amour et haine. La vision d'un Canadien semble plus proche de la réalité sans le fard de l'idéologie.
    Il est aussi possible de voir le film de Jacques Rivette ou lire le livre de Régine Pernoud sur Jehanne.

     


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