• Epoque médiévale - du Ve au XVe siècle

    Pernes les Fontaines - fresques de la Tour Ferrande

     

  • Le centre ancien de la ville de Saint Paul Trois Châteaux abritait au Moyen Age un quartier juif, à l'instar de nombreuses villes de Provence, les "Carrières" qui ont laissé des traces notamment dans le nom de rues ou de quartiers. Ici il reste une rue "Juiverie".

     

    Dans une cave voûtée, souvent inondée,  proche du Palais épiscopal, les archéologues de L'inrap ont mis à jour les restes de ce qui pourrait être une piscine rituelle,

    "un potentiel mikvé, selon Claude de Mecquenem de l'Inrap, spécialiste en archéologie hébraïque."

     

    Découverte d'un bain rituel dans le quartier juif médiéval de Saint Paul Trois Châteaux

    France 3 régions

     

     

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  • Lorsqu'on pense aux femmes troubadours, c'est le nom de Béatrix de Die qui vient à la mémoire en premier. Et pourtant nous savons peu de choses d'elle. Sa vida est succincte :

    "La Comtesse de Die épousa Guillaume de Poitiers ; elle était belle et bonne, devint amoureuse du seigneur Raimbaut d'Orange, et fit à son sujet maintes bonnes poésies" (1)

     

    Elle est connue sous les divers noms de : (2)

    • Coumtesso de Dio (occitan (après 1500); provençal)

    • Comtesse de Die (français)
    • Béatrice de Die (français)
    • Beatriz de Dia
    • Beatritz de Dia
    • Beatrix de Dia
    • Comtessa de Dia

     

    La Comtesse de Die - Comtessa de Dia

    Son buste élevé à Die en 1888 , par la République reconnaissante et les Félibres dont Maurice Faure était le porte parole. Il est du à Jeanne Royannez

    Sa biographie la fait vivre au XIIe siècle (vers 1140-après 1175)et dit qu'elle aurait épousé Guillaume de Poitiers, 

    S’agirait-il  de Guillaume Ier de Poitiers († ap. 1187), devenu comte de Valentinois par son mariage avec Béatrix d'Albon  ? -  Si oui, elle n'aurait été Comtesse de Die ni par son père, ni par son mari. Seul son fils Aymar est devenu comte de Die en 1186. (3)

    Aurait-elle été la fille du comte Isoard de Die comme le suggère le blog "Médias Citoyens Diois" ?

     Jean de Nostredame dans ses "Vies des plus célèbres et anciens poètes provençaux" invente même deux Comtesses de Die, la mère, amante de Raimbaut d'Orange et la fille, amante de Guilhem Adémar. On ne trouve aucune trace de relations avec une Comtesse de Die dans la biographie de Guilhem Adémar. Et Raimbaut d'Orange était amoureux de Marie de Verfeuil et de la Comtesse d'Urgel, aucune mention n'est faite d'une Comtesse de Die. (3)

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  • Au mois de septembre 1219, le barrage naturel formé par les eaux de la Romanche en aval de Grenoble, cède dans la nuit provoquant une catastrophe naturelle. Le Drac et l'Isère balaye les habitations de Vizille, emportent le pont Saint Laurent et forment un lac à hauteur de l'actuelle ville de Meylan. Les habitants de Grenoble  pris au piège dans les remparts fermés la nuit sont surpris et emportés par les eaux. La catastrophe fait de très nombreuses victimes. Wikipedia

    L’inondation poursuit le cours de l'Isère. La rivière, alors, a un lit fluctuant. Le déluge de Grenoble emporte le pont gallo-romain, dit "Pont de la Déesse"(*),  Cybèle dont on a retrouvé un autel dans la commune, (voir ICI)

    Les dégâts collatéraux du "Déluge de Grenoble" à Châteauneuf d'Isère

    Wikipedia

    situé sur la voie Agripa, dont ce chemin reprend le tracé, et qui sert de limite aux communes de Châteauneuf sur Isère et Beaumont Monteux.

    L'inondation emporte aussi l'abbaye de Vernaison(*), qui abrite une communauté cistercienne de femmes, fondée en 1167. Les ruines de l'actuelle abbaye datent du XVIIIe siècle et sont une propriété privée.

     

    Le "déluge de Grenoble" laissera longtemps des traces sur le terrain mais aussi dans les esprits, la ville va mettre des années à s'en remettre et adoptera les symboles de serpent et du dragon en témoignage de cette catastrophe.

    ******************

    (*) Conférence de Jean Marc Vacher à la Médiathèque de Valence le 13 avril 2017, déjà évoquée dans l'article précédant ICI

    Voir l'article de Wikipedia pour l'historique de la catastrophe

     


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  • L'église de cette commune de Haute Vienne renferme deux "trésors" provenant de l'Abbaye de Grandmont : la châsse reliquaire et la dalmatique dites de Saint Etienne de Muret.

     

    La dalmatique de l'église d'Ambazac

    Une dalamatique est un vêtement liturgique, apparu à Rome au IIe siècle, à l'origine proche de la tunique, elle doit son nom aux vêtements de laine de Dalmatie - province de l'actuelle Croatie. La liturgie chrétienne l'adopte et lui donne sa forme symbolique de croix, dont chaque partie est strictement codifiée et symbolique. Malgré tout sa forme évolue au fil des siècles en fonction de celle des usages liturgiques.

    La dalmatique de Saint Etienne provenait de l'abbaye de Grandmont et a été attribuée à la paroisse d'Ambazac à la Révolution. Il semble qu'elle était alors encore en usage ce qui expliquerait les nombreuses réparations. Il s'agit d'un vêtement du XIIIe siècle réalisé en Espagne dans une étoffe "hispano-mauresque", fabriquée par les maures pour les chrétiens, sans doute rapporté par un pèlerin de Saint Jacques de Compostelle. Contrairement à la légende qui attribue à la Reine Mathilde la donation des objets précieux de l'Abbaye de Grandmont. Tous sont postérieurs à sa mort, en 1164 : les études menées sur la dalmatique confirment que son tissu ne saurait être antérieur au XIIIe siècle. 

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  • En 2013 les archivistes préparent un déménagement des archives diocésaines de Lyon et amorcent un tri. Au cours de ce travail, l'une d'entre eux découvre un manuscrit non référencé, constitué d'un ensemble de neufs cahiers, sur parchemin.

    Découverte et restauration d'un manuscrit carolingien à Lyon

    Le Progrès

     

     

    Après deux ans de restauration, Claire Dantin, Restauration Conservation d’Œuvres d’art, École de Condé, publie ses conclusions sur le site du CNRS il s'agit d'un codex de l'époque carolingienne, ce qui en fait une découverte majeure, car il est très rare  aujourd'hui de trouver des manuscrits non connus de cette époque.

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