• Je reprends le titre d'un article de la revue "Mémoire d'Ardèche" n° 131. Le 3 mars 1944 un hameau de Labastide de Virac,  dans le canton de Vallon Pont d'Arc, les Crottes, est pris d'assaut par  des feldgendarmes, des waffen-SS et des miliciens, les 15 habitants sont fusillés, les femmes de dos, et le village en partie brulé,

     

    "Un petit Oradour" en Ardèche

    Maisons encore en ruine -  Midi Libre

    Cinq jours plus tôt les nazis avaient été tenus en échec au Mas de Serret, une ferme de la même commune,  par des membres du maquis Bir Hakeim. Une dizaine d'entre-eux sont hébergés par les habitants du hameau des Crottes. Prévenus d'une proche attaque, ils le quittent dans la nuit du 2 au 3 mars, mais les habitants refusent d'abandonner le peu qu'ils ont.

    Furieux de ne pas trouver les maquisards, les Allemands (et des SS venus des pays de l'Est- 1), les français de la milices'emparent des quinze habitants et les fusillent en trois vagues. 

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  • Sous ce terme plutôt poétique se cache la razzia menée par le régime de Vichy sur les métaux non ferreux, nécessité de la guerre oblige, et notamment sur les monuments et autres statues de nos villes et nombre d'entre eux ont disparu dans les fonderies  allemandes. La seconde guerre mondiale a particulièrement été destructrice, entre les bombardements intensifs, les dynamitages, et le vol qualifié d'ouvrages d'art. Les monuments à nos grands hommes n'y ont pas échappé.

    Les "Vendanges de bronze" à Valence

    Le monument à Emile Augier fondu en 1942

    Une  collecte "volontaire" d'objets usuels est lancée en juillet 1941, " l'Etat paie le plomb six francs le kilo et 30 francs pour le cuivre et ses alliages, laiton, bronze, maillechort."(*) Les français ne croient pas que cette collecte profite à l'Etat Français et pensent qu'elle est destinée à l'Allemagne, et elle est un échec.

    Le 11 octobre 1941, le gouvernement de Vichy organise l'enlèvement des statues et monuments en métaux non ferreux :

    Article 1er. Il sera procédé à l’enlèvement des statues et monuments en alliage cuivreux sis dans les lieux publics et dans les lieux administratifs, qui ne présentent pas un intérêt artistique ou historique.

    Article 2. Une commission sera créée dans chaque département pour déterminer les statues et monuments qui devront être conservés, en raison de leur caractère artistique ou historique. Des arrêtés pris par le Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Jeunesse fixeront la composition de ces commissions.

    Le prétexte : le traitement de la vigne et des pommes de terre, mais en fait de sulfatage les statues prennent le chemin de l'Allemagne, ou de fonderies en tant que "vieux métaux destinés à la refonte".

     

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  •  Décembre 1851 : le coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte déclenche un sursaut républicain. Des personnages emblématiques (Victor Hugo – Victor Schœlcher – le père Lacordaire...) symbolisent cette opposition.

     A Paris, comme dans d'autres lieux, l'insurrection est vite réprimée,. « Mais dans le Midi, notamment dans l’Ardèche et la Drôme, de véritables armées populaires vont se lever, à Die, Dieulefit, Bourdeaux, Privas, Montélimar et ailleurs, au nom des libertés bafouées, d’une révolte contre la misère et d’une exigence de dignité. »

     La France connaît toujours une grande crise économique. La République issue de la Révolution de février 1848 voit ses espoirs déçus et en décembre 1848 Louis-Napoléon Bonaparte est élu « démocratiquement » chef de l’État pour 4 ans.

    « L'espoir fait vite place à la réaction, l'ancien avocat Ferlay, adversaire de la République, est nommé préfet. Les républicains s'organisent autour du député Mathieu de la Drôme. » (2) L'insurrection de Lyon de 1849 sert de prétexte à la mise en état de siège de la Drôme. La clandestinité s'organise et l'opposition se manifeste à travers réunions clandestines, fêtes traditionnelles, carnavals ( à Ancône, Saint Gervais sur Roubion, ...) etc.

    Décembre 1851 : la Drôme républicaine s'insurge contre Louis-Napoléon

     Murs - Vaucluse  2004- selon la tradition, Carmentran est à effigie du dirigeant d'alors.

     

    En 1850 l'état de siège est renforcé.

     

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  • Le 15 avril 1834 s'achevait la "sanglante semaine" qui noyait dans le sang la seconde révolte des canuts. La première révolte de 1831 n'avait pas apporté d'amélioration aux conditions de travail et de vie des canuts, les ouvriers de la soierie lyonnaise, victimes de l'industrialisation des fabriques après l'arrivée des métiers à tisser de grande taille - dont les métiers Jacquard. Les ouvriers ne peuvent plus travailler chez eux. Tout au long du XVIIIe siècle, les ateliers s'exportent dans de grands bâtiments, notamment dans le quartier de la Croix Rousse.

    Les canuts lyonnais victimes de la révolution industrielle

    Atelier de canut - Wikipedia

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  • Le 21 février 1944 les 23 membres du groupe Manouchian appartenant aux FTP-MOI, sont fusillés au fort du Mont-Valérien.

    la plaque commémorative apposée à Valence au cœur du quartier arménien en hommage à  Missak Manouchian, chef de ce groupe et qui était un intellectuel et un poète et à ceux qui sont morts pour la France ce jour là à ses côtés.

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