• Destins de femmes

    Alienor d'Aquitaine - Abbaye de Fontevrault

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    A la recherche des amazones Scythes

    Amazon wearing trousers and carrying a shield and a quiver. Ancient Greek Attic white-ground alabastron, c.470 BC, British Museum, London. Wikimedia images - theconversation.com

     

     

    Ce sont les Grecs anciens qui nous ont transmis le mythe des Amazones, ces guerrières farouches qui tiraient à l'arc tout en chevauchant. Nous savons à présent que ce mythe venait des Scythes, ensemble de peuple indo-européens qui ont vécu dans les steppes eurasiennes tout au long du Ier millenaire avant Notre Ère et que les Grecs ont connu. Ce sont d'ailleurs grâce aux auteurs grecs (Hérodote notamment) que nous connaissions les Scythes, jusqu'à ce que l'archéologie permettent de découvrir cette civilisation de nomades.

    De récentes fouilles d'un kourgane (tumulus funéraire)du IVe siècle avant N.E., dans l'ouest de la Russie, a permis de mettre à jour les restes de quatre femmes et l'une était inhumée en position de cavalière,

     

    A la recherche des amazones Scythes

    Archaeological Institute of America :

     

    «Nous pouvons certainement dire que ces deux femmes étaient des guerrières à cheval», explique le chef d'équipe Valerii Guliaev de l'Institut d'archéologie de l'Académie russe des sciences, «et nous supposons que les quatre femmes dans la tombe étaient des guerrières.»

     

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  • Peu connaissent l'histoire d'Anna Marly, la compositrice du Chant des Partisans, la "Marseillaise" de la Résistance, ni d'ailleurs qu'une femme en est à l'origine. Comme moi, certain.es ont entendu parler de Maurice Druon et Joseph Kessel, les auteurs des paroles françaises.

     

    Anna Marly ou l'histoire souvent méconnue de la création du "Chant des Partisans"

    ses mémoires

    Cela s'explique par le fait que l'on a voulu que ce soit l'hymne de la Résistance et de la Libération, et que sa force symbolique vient de ce qu'il appartient à ceux qui l'ont chanté. Que la chanson reste anonyme a permis à tous de se l'approprier. C’était la volonté d’Astier de la Vigerie, le  découvreur du chant pour Radio Londres.

    A l'origine le titre en était la "Marche des Partisans" et la chanson était en russe, Anna Marly  étant née en Russie, au moment de la Révolution. Sa famille avait du émigrer et elle avait rejoint Londres et les Forces Françaises Libres, avec son époux le Baron Van Dorn. En 1941 en lisant un article sur l'action des partisans russes de Smolensk, ce mot de partisans a sur elle un réel impact, tout comme le rôle primordial des combattants civils comme derniers remparts de la Patrie en danger. Emmanuel d’Astier de la Vigerie, réfugié lui aussi à Londres entend la chanson et la propose à André Gillois animateur de radio. Il choisit d'en faire l'indicatif de son émission Honneur et Patrie, diffusée par la BBC entre 1940 et 1944. Au départ elle sera sifflée pour échapper aux brouilleurs allemands. C'est Emmanuel d’Astier de la Vigerie qui demandera à Maurice Druon et Joseph Kessel d'adapter en français les paroles russes de la chanson d'origine.

     

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  • Découverts lors des fouilles d'un monastère d'une petite ville allemande, rien ne pouvait présumer que les restes de cette religieuse se distingueraient des autres.

    Une équipe multidisciplinaire de chercheurs a étudié ce squelette et notamment la plaque dentaire, des éléments brillants attirent leur attention, il va s'avérer qu'il s'agit de particules de lapis lazuli:

     

    Du lapis lazuli découvert sur les dents d'une nonne allemande morte il y a 1000 ans

    les particules de lapis lazuli découvertes dans la plaque dentaire de la nonne - Monica Tromp

    (1 et 2)

     

    L'étude des dents, et particulièrement de la plaque dentaire renseigne sur les modes de vie, l'alimentation, mais pas seulement.

     

    Le lapis lazuli, très rare à l'époque, pierre venue de l'orient lointain (3), est le constituant d'un bleu très apprécié en enluminure, le bleu outremer. Il s'agit donc d'une découverte importante qui remet en cause notre vision du Moyen-Age, et que seuls des moines étaient les auteurs des manuscrits. Il y avait donc aussi des femmes, comme cette nonne qui devait lécher son pinceau et ne se lavait pas les dents.

     

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  • Christine de Pisan est née à Venise en 1364. Son père médecin est appelé à Paris en 1368 par Charles V. Elle reçoit l'éducation réservée aux filles de la noblesse. Pour la suite, voir sa biographie sur Wikipedia, ou toute autre encyclopédie. 

    Ce qui fait sa singularité, c'est que lorsqu'elle devient veuve elle décide de ne pas se remarier, et refuse d'entrer au couvent. Malgré les difficultés financières elle parvient à vivre des ressources héritées de son père et de son mari, ainsi que de sa plume. « De 1399 à 1418, avec une période particulièrement féconde entre 1400 et 1410, Christine a produit une œuvre considérable, en prose et en vers »  Elle devient un écrivain renommé, dans la France d'alors et à l'étranger. Wikipedia

    Christine de Pisa héritière des Trobairitz et première femme de lettres française

    Christine de Pisan présentant Le Livre des trois vertus à l'enseignement des dames à Marguerite de Bourgogne, la toute jeune dauphine de France. Wikipedia

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  • Lorsqu'on pense aux femmes troubadours, c'est le nom de Béatrix de Die qui vient à la mémoire en premier. Et pourtant nous savons peu de choses d'elle. Sa vida est succincte :

    "La Comtesse de Die épousa Guillaume de Poitiers ; elle était belle et bonne, devint amoureuse du seigneur Raimbaut d'Orange, et fit à son sujet maintes bonnes poésies" (1)

     

    Elle est connue sous les divers noms de : (2)

    • Coumtesso de Dio (occitan (après 1500); provençal)

    • Comtesse de Die (français)
    • Béatrice de Die (français)
    • Beatriz de Dia
    • Beatritz de Dia
    • Beatrix de Dia
    • Comtessa de Dia

     

    La Comtesse de Die - Comtessa de Dia

    Son buste élevé à Die en 1888 , par la République reconnaissante et les Félibres dont Maurice Faure était le porte parole. Il est du à Jeanne Royannez

    Sa biographie la fait vivre au XIIe siècle (vers 1140-après 1175)et dit qu'elle aurait épousé Guillaume de Poitiers, 

    S’agirait-il  de Guillaume Ier de Poitiers († ap. 1187), devenu comte de Valentinois par son mariage avec Béatrix d'Albon  ? -  Si oui, elle n'aurait été Comtesse de Die ni par son père, ni par son mari. Seul son fils Aymar est devenu comte de Die en 1186. (3)

    Aurait-elle été la fille du comte Isoard de Die comme le suggère le blog "Médias Citoyens Diois" ?

     Jean de Nostredame dans ses "Vies des plus célèbres et anciens poètes provençaux" invente même deux Comtesses de Die, la mère, amante de Raimbaut d'Orange et la fille, amante de Guilhem Adémar. On ne trouve aucune trace de relations avec une Comtesse de Die dans la biographie de Guilhem Adémar. Et Raimbaut d'Orange était amoureux de Marie de Verfeuil et de la Comtesse d'Urgel, aucune mention n'est faite d'une Comtesse de Die. (3)

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