• Destins de femmes

    Alienor d'Aquitaine - Abbaye de Fontevrault

  • Christine de Pisan est née à Venise en 1364. Son père médecin est appelé à Paris en 1368 par Charles V. Elle reçoit l'éducation réservée aux filles de la noblesse. Pour la suite, voir sa biographie sur Wikipedia, ou toute autre encyclopédie. 

    Ce qui fait sa singularité, c'est que lorsqu'elle devient veuve elle décide de ne pas se remarier, et refuse d'entrer au couvent. Malgré les difficultés financières elle parvient à vivre des ressources héritées de son père et de son mari, ainsi que de sa plume. « De 1399 à 1418, avec une période particulièrement féconde entre 1400 et 1410, Christine a produit une œuvre considérable, en prose et en vers »  Elle devient un écrivain renommé, dans la France d'alors et à l'étranger. Wikipedia

    Christine de Pisa héritière des Trobairitz et première femme de lettres française

    Christine de Pisan présentant Le Livre des trois vertus à l'enseignement des dames à Marguerite de Bourgogne, la toute jeune dauphine de France. Wikipedia

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  • Lorsqu'on pense aux femmes troubadours, c'est le nom de Béatrix de Die qui vient à la mémoire en premier. Et pourtant nous savons peu de choses d'elle. Sa vida est succincte :

    "La Comtesse de Die épousa Guillaume de Poitiers ; elle était belle et bonne, devint amoureuse du seigneur Raimbaut d'Orange, et fit à son sujet maintes bonnes poésies" (1)

     

    Elle est connue sous les divers noms de : (2)

    • Coumtesso de Dio (occitan (après 1500); provençal)

    • Comtesse de Die (français)
    • Béatrice de Die (français)
    • Beatriz de Dia
    • Beatritz de Dia
    • Beatrix de Dia
    • Comtessa de Dia

     

    La Comtesse de Die - Comtessa de Dia

    Son buste élevé à Die en 1888 , par la République reconnaissante et les Félibres dont Maurice Faure était le porte parole. Il est du à Jeanne Royannez

    Sa biographie la fait vivre au XIIe siècle (vers 1140-après 1175)et dit qu'elle aurait épousé Guillaume de Poitiers, 

    S’agirait-il  de Guillaume Ier de Poitiers († ap. 1187), devenu comte de Valentinois par son mariage avec Béatrix d'Albon  ? -  Si oui, elle n'aurait été Comtesse de Die ni par son père, ni par son mari. Seul son fils Aymar est devenu comte de Die en 1186. (3)

    Aurait-elle été la fille du comte Isoard de Die comme le suggère le blog "Médias Citoyens Diois" ?

     Jean de Nostredame dans ses "Vies des plus célèbres et anciens poètes provençaux" invente même deux Comtesses de Die, la mère, amante de Raimbaut d'Orange et la fille, amante de Guilhem Adémar. On ne trouve aucune trace de relations avec une Comtesse de Die dans la biographie de Guilhem Adémar. Et Raimbaut d'Orange était amoureux de Marie de Verfeuil et de la Comtesse d'Urgel, aucune mention n'est faite d'une Comtesse de Die. (3)

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  • "Les mots d'Alienor"

    Encore un ouvrage sur Alienor d'Aquitaine, personnage haut en couleurs, au destin exceptionnel et qui continue de passionner.  Conçu comme un abécédaire, l'ouvrage ne peut qu'être riche car Alienor de par sa naissance, petite fille de Guillaume de Poitiers, troubadour,   va toute sa vie favoriser la poésie, et les poètes. Elle domine le XIIe siècle et laissera un héritage majeur.

     

    Son gisant à Fontevrault la représente lisant -preuve de sa grande érudition

    "Katy Bernard, maître de conférences d'occitan à l'Université Bordeaux Montaigne, a constitué un ouvrage à la fois complet et  divertissant. Faisant parfois parler Aliénor, introduisant des textes en langue d’oïl, en anglais et surtout en occitan, elle invite le lecteur à naviguer dans le temps, les terres, les réseaux et la vaste famille de cette figure majeure du Moyen Âge. Nous sont ainsi offerts de larges extraits de Jaufre Rudel, prince de Blaye, de Bertran de Born, seigneur d'Hautefort, ou de Bernard de Ventadour qui passa pour être fort proche de la belle Aliénor." http://www.trobar-aquitaine.org

     L'occasion de re-découvrir cette femme extraordinaire, ainsi que son époque.


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  • Joan Of ArcStatue dans le jardin des Doms- Avignon

     la statue a été placée là en hommage rendu en 1996 au millénaire capétien.

    La chanson de Léonard Cohen rend  toute cette ambiguïté entre le mythe et la réalité, derrière l'admiration :

    Now the flames they followed Joan of Arc
    as she came riding through the dark;
    no moon to keep her armour bright,
    no man to get her through this very smoky night.
    She said, "I'm tired of the war,
    I want the kind of work I had before,
    a wedding dress or something white
    to wear upon my swollen appetite."

    Well, I'm glad to hear you talk this way,
    you know I've watched you riding every day
    and something in me yearns to win
    such a cold and lonesome heroine.
    "And who are you?" she sternly spoke
    to the one beneath the smoke.
    "Why, I'm fire," he replied,
    "And I love your solitude, I love your pride."

    "Then fire, make your body cold,
    I'm going to give you mine to hold,"
    saying this she climbed inside
    to be his one, to be his only bride.
    And deep into his fiery heart
    he took the dust of Joan of Arc,
    and high above the wedding guests
    he hung the ashes of her wedding dress.

    It was deep into his fiery heart
    he took the dust of Joan of Arc,
    and then she clearly understood
    if he was fire, oh then she must be wood.
    I saw her wince, I saw her cry,
    I saw the glory in her eye.
    Myself I long for love and light,
    but must it come so cruel, and oh so bright?

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  • C'est à travers le destin de deux femmes emblématiques à la fois de cette région et d'une période où les femmes pouvaient laisser un nom dans l'histoire, que je voudrais évoquer l'histoire si intimement mêlées de ces territoires.

    Cette région c'est un peu plus que l'Ukraine actuelle, ce que l'on appelle le Rus de Kiev(1), ou Principauté de Kiev, et qui s'étendait de l'actuelle Pologne jusqu'à la Volga et de la Mer Baltique jusqu'à la Mer Noire. La période va du IXe siècle, après la prise de Kiev par les Varègues jusqu'au XIIIe siècle et les invasions Mongoles qui désintègrent peu à peu une principauté déjà désagrégée en plusieurs principautés.

    Ce n'est qu'ensuite, du XIIIe au XVIe siècles que se constitue la Moscovie, autour de Moscou, par annexion des autres principautés.

    Les deux femmes dont je parlerai ici sont Olga de Kiev, devenue Sainte Olga, et Anne de Kiev, qui elle, est devenue reine de France.

     

    Quand la Russie était encore l'Ukraine  !

    la cathédrale de Kiev conserve l'image d'Anne - la seconde à droite - Wikipedia

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